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Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne
Il roulait sur son corps
Des hiéroglyphes clairs,
Quelques gouttes de pluie
Qui décoraient sa chair ;
Et sur les soies ardentes
A l’orée du pubis,
Des gouttes pâles et lentes
Coulaient à l’infini…Son nu était de pierre
Et son regard perdu
Découvrait la lumière
D’un soleil tout mouillé
La couvrant de mystère ;
A la pointe d’un sein,
Une goutte suspendue,
Cadeau d’un diamantaire
Tombé là de ces nues…La fesse était altière
Et la chute des reins
Laissait une rivière
Couler en ce fossé,
Abysse souverain ;
Sa main fine et légère,
Le petit doigt en l’air,
Voletait gracieusement
Et, tendue vers le ciel,
Ruisselait des présents
D’une pluie torrentielle,
Sous un soleil tout pâle
Allant se rétractant
Par instant sur l’airain
De ce corps immobile
Et combien saisissant…Le sexe à sa courbure
Se délavait de pluie
Où des reflets d’azur
Tremblaient ici fragiles
Soudain là dévoilés
Se voulant attendris ;
Un oiseau se percha
Et là cessa la pluie,
L’odeur de chair mouillée
De ce marbre sans vie
Ajoutait à l’extase
Du promeneur surpris,
Demeuré à l’abri
D’un « Chamberlain » trempé…
L’averse était finie…
Le rêve terminé…Jacques Hiers
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