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Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne
Alors, ils s’aimèrent,
A pleines joies, à pleins poumons,
Avec ces cris d’espoir désespérés,
Ils s’aimèrent sans compter
Et voulurent bien y croire
Et même sans se cacher
A la barbe des soirs…
Alors, ils s’aimèrent,
L’Amour finit par tout vouloir,
Même s’il est éphémère,
Dilué dans la mémoire ;
Alors, ils s’aimèrent,
Se cherchèrent, s’égratignèrent,
Se déchirèrent,
Comme tous ces chats noirs
Au pied des réverbères,
Ils s’aimèrent de désir,
Leur cœur en encensoir,
Aux parfums des plaisirs,
Aux encens de leurs messes
Et sans un repentir,
Eau bénite de caresses,
Bach venu se rafraîchir
Aux orgues de leurs ivresses…
Alors, ils s’aimèrent,
Leurs Amours en confesse,
Leurs bouches pécheresses
Echangeant leur chaleur,
Passèrent de cœur en cœur
En étreintes diablesses,
Ils s’aimèrent, ils s’aimèrent,
Comme ces Amants de l’air,
Transparents, lumineux
Et leurs corps se pressèrent
En ces intimes jeux
Où l’on gagne où l’on perd,
Les sens en paresses,
Comme ces pluies de mai
Aux fines et longues tresses
Aux cheveux de lumière…
Alors, ils s’aimèrent,
Averses sur averses
Ignorant tout le reste
De la terre…Jacques Hiers
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