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Poème partagé par Hamid54 – création poétique en ligne
[font=Helvetica][b]L’école de mon enfance [/b] [size=x-small](Dans le recueil)[/size]
[size=small]Elle apparait lointaine et même au bout du monde
Son toit teinté de gris où nichaient les moineaux,
Ses murs jaunes blafards qu’on voyait à la ronde,
Disaient qu’elle était là, surplombant nos hameaux.En automne, en hiver, au printemps, pleins de bourbes ;
Nous marchions vers l’école usant d’abrupts layons,
Qu’empruntèrent jadis, après les quelques courbes,
Nos pattes mal chaussées et nos corps en haillons.Point tout-à-fait pauvre, elle était pourtant petite,
Dans le fond de mon cœur j’ai tout le souvenir.
Il y avait un chauffage, un toit qui nous abrite,
Et une oblongue cour où nous aimions courir.Dans les temps séduisants des fragrances si douces,
De l’encre violette et l’odeur de la craie,
Nos cartables usés, nos livres et nos trousses,
Nous poussions le portique ou franchissions la haie.En classe, un tableau noir, en face, les pupitres,
Un bureau pour le maître et l’estrade et les bancs.
Écoutions assidus quelques cours et chapitres.
A la plume écrivions sur des cahiers tout blancs.C’était, matins et soirs, la candeur, l’innocence,
Songeant à nos devoirs qu’on révise tout bas,
Cernés de vieux livrets, on se goinfrait de science,
Entre les noirs feuillets d’un vieux glossaire en tas.C’est toujours le chant ou les cours de grammaire,
De calcul, d’orthographe et diverses leçons.
Parfois aux champs, on coure, elle était buissonnière,
Quand le cœur encor jeune, aimait courir les buissons.Comme j’ai bien appris dans la petite école !
J’ai bien planté un arbre et c’était un néflier.
Et pu croquer du fruit de mon fait bénévole.
S’il y a un âge heureux, c’est celui d’écolier.H.A – Recueil : Images et Sensations – TDR
COPYRIGHT© – ISBN 978.9947.30.246.0[/size]
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