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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
RUE D’UN AMOUR
Un virage dans ma vie, il y a quinze ans.J’ai trente-trois ans,
C’est important.
C’est un bel Age,
Pour un voyage.
Le palindrome,
Du métronome.A cet âge-là,
Il fut une fois,
Certains Jésus,
Sont morts déçus,
Par des humains,
Qui clouent les mains.Je me projette,
L’av’nir me guette.
De longs sanglots,
Viennent du haut.
Je me détache,
C’est un peu lâche.Nouveau départ,
Je redémarre.
Une aventure,
Faite en voiture.
Le croyez-vous ?
La voyez-vous ?Si, si, c’est elle,
Ma coccinelle !(voir mes autres poèmes)
Bon, oui, c’est vrai…
Pas tout à fait…
Ma New Bettle,
À plus de gueule.
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C’est un matin,
Calme et serein.
Chantent les oiseaux,
Il est très tôt.
Que du bonheur,
Il est cinq heures,Paris s’éveille,
D’un court sommeil.
Sa bouche baille,
Métro Raspail.
Des confettis,
Quai bleu sur gris.Là, devant moi,
S’offre des choix.
Des choix de vie,
Des voies d’envie.
Je prends mon temps,
C’est important.
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C’est un rond-point,
Il s’arque au loin.
Une place au centre,
Le cœur de l’antre.
Une étoile brille,
La flamme scintille.Du feu dans l’air,
Elle nous éclaire.
Un Inconnu,
Porté au nu.
Triomphe et gloire
Sont mes espoirs.
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Je tourne autour,
Un tour, six tours.
Très lentement,
J’ai tout mon temps.
Douze avenues…
Onze malvenues ?Est-ce comme ce jeu :
« Lapin joyeux »
La boîte choisie,
Remporte un prix.
L’un est heureux,
Onze malheureux.
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Première à droite ?
Une maladroite.
C’est une impasse,
Qui me fait face.
Dès le début,
De fil cousu.C’est mis dessus,
« Voie sans issue »
Si l’on s’engage,
C’est le garage,
Des fainéants,
Vers le néant.
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Deuxième à droite ?
Grande, belle et droite.
Cette avenue
Est continue.
Elle est nommée,
« Champs Elysée »Tout est ouvert,
Les feux sont verts.
C’est confortable,
Plan-plan et stable.
Plan de carrière,
Pour fonctionnaire.
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Troisième à droite ?
Une rue étroite,
Rien ne le dit,
Mais l’interdit
Et bien de faire,
Machine arrière.Les sens unique,
Peuvent être tragique…
Ou bénéfique…
Pas de panique.
L’absence de choix,
Mène tout droit.
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La quatrième ?
Plaisir extrême.
Elle est piétonne,
Rue Papillonne.
Plein de boutiques,
C’est fantastique.Prendre son temps,
Nonchalamment.
Une petite place,
Une terrasse.
Rien ne me presse,
Je lis la presse.
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Puis la cinquième,
Ruelle blême.
L’ombre est cruelle,
Sombre est mortelle.
Tout est si proche,
Les volets moches.Bien alignés,
Maillons serrés,
Comme une chaine,
A forme humaine.
C’est mécanique,
Le geste unique.
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Sixième à droite,
La scène miroite.
Un quai de seine,
Coule sa peine.
Les larmes tristes,
Pleurent les artistes.Le Pont des arts,
Laisse le hasard,
Faire des rencontres,
Deux ombres se montrent :
Tristan Bernard
Salue Gainsbarre.
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La tour Eiffel,
Puis, Beaugrenelle.
Les catacombes,
Gout d’outre-tombe.
Trocadéro,
Vole le métro.La Liberté,
Est statufiée.
Le pont d’l’Alma,
Les pieds à plat.
L’envie d’une île,
De fuir la ville.
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Les boulevards
Tournent au hasard.
La grande roue,
Pour aller où ?
Foire de Paris ?
Porte de Bercy ?De la Chapelle ?
Vers Compostelle ?
L’A 70 ?
Ou bien l’A 6 ?
Orly ? Roissy ?
Rien de précis…
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Voilà quinze ans,
Doux est le temps,
Que moi j’ai pris,
Une voie d’envie.Tu es mon tout,
Mon n’importe où.
Même nos impasses
Moi, je les passe.Tu es ma rue,
Mon avenue.
Tu es ma route,
Où passent mes doutes.Tu es ma baie,
Tu es mon quai.
Tu es ma gare,
Où je m’égare.Sur terre, en mer,
Du feu dans l’air,
Dans les étoiles,
On met les voiles.Tu es ma seine,
Toi, ma sirène.
Toi, sur la scène,
Tu es ma reine.Ton doux visage,
Mon paysage.
Comme un rivage,
Que j’envisage.S’il n’y a rien ?
Ce sera bien…
Du moment que,
Nous soyons deux.Juste toi et moi,
Pour des émois.
Pourvu qu’au bout,
Il reste nous.Thierry
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