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Les mots et moi… c’est une grande histoire d’Amour.
Amour pour mon père tout d’abord, qui avait toujours, toujours, toujours, une lecture à la main. Il s’amusait à me dire que le seul livre qu’il n’avait pas aimé, c’était le bottin, car il y avait trop de personnages… Eculé maintenant, mais à cette époque, je n’étais encore qu’une petite fille bien naïve.
Puis, en grandissant, j’ai moi aussi découvert la magie des livres, en commençant par les contes d’Andersen, un régal, ainsi que les fables de La Fontaine.
Puis, j’ai changé d’amants et d’amantes ; Barbara Cartland, Danielle Steel, Stephen King, Patricia Cornwell, Marc Levy… pour n’en citer que quelques-uns. J’ai aussi beaucoup aimé mes lectures scolaires sur la mythologie, tout pour éveiller mon esprit déjà bien créatif !
La vie a suivi son cours et j’ai commencé des études pour devenir puéricultrice. J’ai arrêté en deuxième année pour rentrer dans une banque, où je suis encore après 36 ans…
En janvier 2011 en refermant un livre, un scénario avait éclos dans les méandres de mon imagination et je décidais de me mettre à l’écriture.
S’amuser avec les mots m’a énormément aidée dans une période difficile à vivre. Ma fille subissait une phase délicate de sa jeune existence et comme j’ai, le don ? La malédiction ? D’être très empathique, je ressentais de plein fouet et vivais toutes les tristesses qui serraient les cœurs. L’écriture a donc été un exutoire et cela m’a beaucoup aidée.
En lisant les premiers chapitres, mon amie et correctrice Maryse, m’encourageait à continuer, ainsi que ma fille aînée et quelques autres amis auxquels j’avais « lancé » quelques lignes. J’ai donc continué.
A la fin de mon manuscrit, je n’étais toujours pas sûre de moi. Mon livre plaisait certes, mais à des amis, étaient-ils impartiaux ? Je décidais donc de l’envoyer à un comité de lecture ainsi qu’à un éditeur, nous étions en mai. La réponse de l’éditeur arriva la première, ils seraient enchantés de m’éditer. Début juillet, celle du comité de lecture arriva à son tour. Certes, je n’étais pas citée comme un prix littéraire, mais forte de leurs commentaires, je remaniais mon histoire et j’y ajoutais un personnage. Restait à le faire imprimer !
Après lecture du contrat de l’éditeur, je me suis décidée à me proclamer auto-éditeur et c’est ainsi que 300 exemplaires furent tirés. À ce jour, j’en ai vendu un peu plus de 200 et le deuxième vient de sortir.
Tous les avis se ressemblent : lorsqu’on commence à le lire, on n’a pas envie de s’arrêter. Un collègue m’a d’ailleurs avoué s’être retrouvé au terminus de sa ligne, en ayant raté son arrêt ! La façon dont je décris les personnages fait que l’on a l’impression de les connaître, de vivre leur histoire, de rire et de pleurer avec eux. Plusieurs m’ont dit « tu m’as fait pleurer » ! Ce qui n’était bien évidemment pas mon intention.
Mais voilà, aujourd’hui, ce sont des vers que ma muse me souffle ! Et comme il ne sert à rien de s’obstiner à vouloir écrire une mélodie lorsque l’on est parasitée par une autre musique, je laisse mon esprit se libérer de ces rimes.http://www.martine.alliot.miranda.sitew.com/#Martine_ALLIOT_MIRANDA.A
Tout le monde est un g?nie. Mais si on juge un poisson sur sa capacit? ? grimper ? un arbre, il passera sa vie ? croire qu?il est stupide.
Albert Einstein
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