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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Conte normand…
Il y a bien longtemps de cela vivait sur ses riches terres le comte Waldemar de la Tolpacerie
Dans son château-fort situé non loin de la mer, près de hautes falaises en basse Normandie
Il résidait dans cette place forte en compagnie de son épouse la comtesse et de tous ses gens
Etait connu pour avoir bon cœur dans ses paroles, ses actes envers nécessiteux et indigentsA la demande de son roi il partit un beau jour pour accomplir un long voyage, pieuse mission
Car il était très croyant ainsi se mettre en route pour la croisade devint son unique ambition
Certes très épris de son épouse mais des plus jaloux il fit fabriquer une ceinture de chasteté
Afin que celle-ci ne puisse prendre ses plaisirs qu’avec gentes dames autour de tasses de théMadame une fois bien équipée, il put enfin s’embarquer l’esprit tranquille pour aller guerroyer
Sachant qu’elle ne pourrait pas en son absence s’adonner à des loisirs interdits et dévoyés.
Dame de la Tolpacerie s’appliqua pendant les premières années à gérer son grand domaine
Remplaçant son bon comte de mari au mieux de ses comptes, sans idée étrange ou malsaineMais printemps après printemps, observant les fleurs chaque année pousser puis refleurir
Elle commença à penser que l’abstinence commençait à lui peser en se voyant un peu vieillir
Elle se mit à donner des fêtes et des banquets, conviant ainsi toute la noblesse de la région
Sachant que de jeunes et beaux gens bien nés, prêts à lui rendre hommage étaient légionsBien sûr avec l’attirail entourant sa taille elle ne pouvait pas en dehors du mariage forniquer
Mais elle connaissait au moins deux autres manières de prendre son plaisir et d’en donner
Elle retrouva ses élans de jeunesse pour des joies sans fin, recevant de nombreux amants
Dans des pratiques et positions précises qu’il m’est difficile de vous décrire ici décemmentC’est par une belle après-midi d’automne je crois que son mari de retour des croisades arriva
Mais n’ayant pas été prévenue de son arrivée, elle n’était pas là pour l’accueillir, il la chercha
Personne ne l’ayant vue, il finit néanmoins par la trouver en tendre compagnie de deux valets
Monsieur le comte furieux d’avoir été trahi malgré ses métalliques précautions la fit empalerParfois je retourne passer quelques jours sur les terres ventées et salines de mon ancêtre
Je me promène le soir sur la falaise près des restes de sa demeure avec un certain bien-être
Mais il n’y a plus aucune âme qui vive dans les vieux murs, aux abords des ruines du château
A part quelques chiens errants et dans le ciel survolant les tours quelques noirs corbeauxLes gens de la région évoquent le fait que l’endroit serait par la Dame fautive toujours hanté
Pourtant je n’y crois guère, par l’attrait des manifestations occultes n’ayant jamais été tenté
Il paraîtrait que certains jours d’automne on y entend comme des cris : Ouiiiii ! Ouiiii ! Ouiiii !
Ce serait d’après les plus crédules le fantôme de la belle, morte d’avoir trop aimé, qui jouitJe pense plutôt que ces bruits étranges au lieu d’émanations de la comtesse avec ses amants
Seraient plus simplement les cris de mouettes de passages, pourquoi pas ceux de cormorans
Alors je fais une pause dans ma promenade pour observer la mer, je m’assois sur un rocher
Pour contempler la beauté des vagues qui viennent sur la plage d’une petite crique s’échouerJe revois ma propre vie sentimentale, je me dis que nos ancêtres avaient de belles coutumes
De faire prestement empaler leurs épouses infidèles, avec ou sans leurs si beaux costumes
Mais les bonnes traditions se perdent, depuis tout ce temps la révolution française est passée
Nous, les personnes à sang bleu, sommes à présent contraints de gentiment devoir divorcerCris Tolpac
FICTION…FICTION…FICTION…
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