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Poème partagé par Anamorphose – création poétique en ligne
Pour mieux comprendre :
Lors du bapteme de Clovis, Saint Remi lance au roi Franc « Courbe toi Sicambre, brule ce que tu a adoré et adore ce que tu as brulé », il parle du paganisme et de la nouvelle foi que Clovis va embrasser. Les Francs sont une federation de peuples, les Sicambres l un d eux
La clepsydre : appareil qui servait à mesurer le temps par ecoulement regulier d eau d un vase a un autre muni d une echelle horaire
Anhydre : qui ne contient pas d eau
Franchir le Rubicon : prendre une decision irrevocable
Le Prince
« Prosterne toi Sicambre », lança la voix divine
Il te faut adorer ce que tu as brûlé
Tu es à l’antichambre d’un bleu de ciel cyprine
Tu te dois d’arborer le jadis refoulé.C’est récolter ta peine et l’effroi de l’anhydre
A trop semer la haine, au jardin, ta clepsydre
Quand fomente en tes pics, la cordée de chardons
Fais en tienne l’éthique d accorder le pardon.Tu l’as voulue cent fois et dans ta foi demeure
Cette nymphe au sang froid quand le fil se meurre
C’est Ariane idolâtre en cette cathédrale
Qui fait feu de son âtre, obscurcit ses dédales« Je fais fi de ta lyre, entité du Très Haut
Je peux être élixir dont on fait le héros
Loin de chercher lotion aux oublis du Léthé
Veux franchir Rubicon de mes bottes d’épée ».Dans ces élans de prince, n’y voyez Machiavel
Mais funèbre oraison aux heures lynchées d’errance
Dans sa barge qui grince trouver berge nouvelle
Sur l’onde en flottaison, sans flots salés et rances.« Elle danse devant moi, je l’adore d’emblée ! »
La nature s’éveille d’un lumineux halo
« J’ose valse d’émois en ses robes ambrées ! »
De très loin appareillent de terribles sabotsEt le Prince s’enivre et à chaque gorgée
Il dépose en son livre une bribe écorchée
Tandis qu’elle en fantasmes, innombrables nuées
Epanche bien en ses miasmes, les galants dénudésVoué par trop d’emphase, on le mit au ravin
Chevalier en amour, c est un mendiant qu’on rosse
Du lointain, au tambour, roulait muse féroce
Enivrée par l’extase bien ancrée dans ses reinsVois! Ô louve insidieuse à l’ombre de ta horde
Vois là! la branche hideuse où ressasse ta corde
Qui est faite des fibres quand la bête tu cardes
Lorsqu’en assauts tu vibres des chimères de hardeDans les cieux de Morphée se complaignent les anges
Car l’homme est humilié, ecroulé dans sa fange
Par sa délicatesse et son coeur est la clé
Il recueille l’ivresse sous la voûte étoilée.Anamorphose
🪶 Signature de la plumeJe suis un cart?sien d?sabus? : Je pense, donc je suis mais.... je m'en fous
La solitude aspire d?s lors o? nous aspirons ? ?tre solitaires
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