A Noel Opan
Merci et tu as raison. Aucune concession dans ce cas. Cela s’apparente à un crime contre l’humanité et un crime de non assistance à personne en danger et doit être considéré comme tel.
Il n’y a aucune attaque à caractère religieux. C’est une forme d’intégrisme et de radicalisme, un dévoiement des choses, que je dénonce ici. Toute religion ou toute philosophie économique ou politique dévoyée de la même façon mériterait le même sort.
A candidao
Merci. Mon écrit découle d’impressions personnelles à la lecture de certaines informations recoupées dans de multiple sources et sites. Cela me fait plaisir de savoir que la situation n’est pas trop différente de ce que dénonce, et que les raisons invoquées semblent cohérentes. Nous sommes dans notre petit cocon dans notre pays et ne réalisons pas toujours exactement comment cela peut se passer ailleurs. En plus, les médias nous donnent les infos qu’on veut bien nous donner, et très souvent biaisées, tronquées ou faussées au nom d’intérêts pas toujours avouables devant le grand public.
Ton témoignage n’en est que plus précieux pour moi.
Lors de mes recherches sur internet, j’ai pu découvrir des liens très explicites parlant de complot et de tentatives d’empoisonnement des populations. Quand on remonte à la source de ces liens, on comprend mieux. Dans un cas comme celui là, mais qui doit se produire pour de nombreux sujets, internet peut être à la fois la meilleure et la pire des choses. Le problème est que toutes les personnes qui accèdent à internet ne sont pas forcément capables de faire la part du vrai et du faux dans ce qui est placé en ligne.
Dans ce cas précis, j’ai vécu, très jeune, l’épidémie de polio qui a sévi en Europe et je me souviens encore de l’effroi de mes parents à l’idée que je puisse tomber malade. J’ai donc été vacciné dès que le vaccin a été disponible. On avait les mêmes problèmes avec la diphtérie (une petite voisine de mon âge a failli mourir du croup), la fièvre typhoïde, le tétanos, la tuberculose (j’ai fait une primo infection à 6 ans), la variole. La vaccination semblait aller de soi et c’était une responsabilité dont tous les parents avaient conscience.
Tout cela a fait que je reste un fervent partisan de la vaccination pour les maladies mortelles ou très graves, pouvant laisser des séquelles. Il ne faut pas oublier que la rougeole, qui est une maladie bénigne chez nous, tue encore des dizaines de milliers d’enfants tous les ans de par le monde.
Les risques existent. Des accidents vaccinaux dus au produit actif lui même se sont produits. Ils sont très très rares. Je ne parle pas du problème des adjuvants utilisés pour renforcer le pouvoir du vaccin. Là aussi, on a beaucoup dit et je me suis laissé dire, jusqu’à la consultation de documents d’enquêtes systématiques sur les accidents vaccinaux qui m’ont convaincu que le bénéfice restait bien supérieur aux risques dans la toute plus grande majorité des cas.
Je suis personnellement concerné par les accidents vaccinaux, car mon fils souffre d’une très grave affection inguérissable suite à une vaccination qui lui a été imposée dans le cadre de son activité professionnelle à l’âge de 19 ans. Il en a 40 aujourd’hui. Le lien direct entre la vaccination et la maladie a toujours été nié par les autorités de santé, bien que quelques procès aient abouti. Deux ans après, on a voulu, pour les mêmes raisons, m’imposer la même vaccination. Quand j’ai évoqué le problème de mon fils, le médecin du travail a déclaré qu’on n’en parlait plus. Ce type d’accident a des origines génétiques et je pouvais avoir le même profil immunologique à risque que mon fils. Ce sont des risques très rares, diminués encore par le fait que les professions qui exposent à ce type de vaccination ne sont pas trop courantes.
Je reste honnêtement convaincu que dans tous les cas de maladies infectieuses à mortalité significative, aux risques de séquelles graves élevées (pour notre pays, je ne citerai que le tétanos et la polio, mais la plupart des vaccins administrés aux enfants apportent réellement un plus, surtout en évitant les séquelles), la vaccination reste l’outil de lutte le plus adapté. Dans les « pays en développement » (que je déteste l’expression), les vaccins comme celui contre la fièvre jaune, la variole, la méningite, la rougeole, ont changé totalement la face des choses, en attendant ceux contre la dengue (il y a de l’espoir) et contre le paludisme, la bilharziose, les trypanosomes et le SIDA (une autre paire de manches) qui apporteraient une réponse à la question de plus en plus angoissante de la résistance des agents pathogènes aux médicaments qu’on leur oppose. Toutes ces maladies représentent des entraves réelles au développement de ces pays, sont des sources de mortalité importante et d’affaiblissement économique. Associés à une meilleure hygiène et a une prévention plus efficace, la vaccination peut réellement promouvoir un développement réel de nombreux pays.
Merci à tous les deux de vous être arrêtés sur ce texte. Merci aussi à ceux qui iront au bout de ce présent bavardage.
Amicalement
Daniel
🪶 Signature de la plume
Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)