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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Ma très cher Mathilda
Mon amour
Nous sommes le dix juin mille neuf cent quinze
Nous sommes bien arrivés a la guerre le coeur vaillant et le corps solide
Mais je dois t’avouer que ce n’est pas le cas de tous les hommes ici présents
J’ai rencontré un paysan de l’Herault qui m’alonguement parlé de citroniers qu’il entretenait l’hiver
Ici tout est hiver
On nous avaient dits l’enfer de Verdun
C’est bien la cas
Ici plus rien ne pousse , les oiseaux ne passent plus au dessus des tranchées
Les mitrailleuses crachent leurs venins argentés sur les albatros allemands chargés de nous descendre .
Tout n’est qu’odeur de souffre et de mort .Et puis tu sais mon amour les hommes ici pleurent
Ils pleurent leurs femmes , leurs mères et trop souvent leurs tripes
Comme ce toulousain qui s’appelay Gaston Fourchet fauché a a peine trois mètres des tranchées .Pourquoi est il mort
Pour quel drapeau
Il avait surement une femme et des enfants tout comme nous !
Quel gachisUn autre jeune homme nommé Batiste fut fusillé hier pour avoir eut peur de lancer l’assaut mais j’ai peur moi aussi de moutir .
Voilà tout ma Mathilde je vais devoir te laisser au loin j’entends le son du clairon qui annonce l’assaut
Je voudrai tellement revoir nos fils et les border une dernière fois
Mon amour pour finir embrasse les très tendrement et dis leur que je les aimes
Je t embrasse mon amour
Ce seront mes derniers mots sur cette page
Adieu mon amour prie pour moi
Célestin Bougre , ton mari🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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