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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
NOYADE DOUTEUSE…. ( 2 ème partie )
…
-Bonjour, Maître, je suis aujourd’hui effondrée !…
J’ai lu le résultat de l’ultime analyse,
Je ne puis l’accepter, et ce, quoi que l’on dise,
Par mon esprit l’idée ne peut-être cadrée.– Voyons, vous ne pouvez persister dans ce doute !
Il faut à un moment ouvrir les yeux en grand,
Il n’y a pas d’erreur, tous les faits sont flagrants,
Il faut vous résigner même s’il vous en coûte.– Je vois bien que je suis, la seule à ne pas croire,
Je suis un peu perdue, et je ne comprends pas,
Nul ne suit ma pensée, et pour moi ce trépas,
Inexpliqué, c’est sûr me paraît illusoire.Maître, vous le savez, mon mari avait pris,
Une assurance vie… une somme importante,
Vient de m’être versée… elle est pour moi gênante,
Certains pourraient penser…qu’on se serait mépris !…– Madame voyez-vous, selon votre contrat,
Vous n’auriez rien touché s’il y avait eu crime,
L’enquête l’a prouvé, et pour moi cette prime,
Vous absout justement, l’avis du magistrat.Mes assureurs m’ont dit, c’est vrai, la même chose,
Pourtant, je vous le dis, je suis embarrassée,
Profiter de sa mort!… Cela m’a terrassée !…
Ce sont là mes soucis, et… je vous les expose.Je veux vous remercier, pour tous vos bons services,
Je sais combien de mal vous vous êtes donné,
Pour faire relancer et vous être acharné,
Pour que tout soit très clair : ce fut pour moi supplice !..Je vais donc vous régler ce jour vos honoraires,
J’aurais tout essayé!… C’est un peu comme un glas,
Qui sonne en vous payant, j’ai comme du verglas,
Qui enrobe mon coeur. Un constat… arbitraire !…
StJust ( Joël Gauthier ) 11.10.14
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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