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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Murmures et pleurs s’échappaient du soupirail,
Tressé de croisillons comme dans un sérail,
Gardant les femmes par la volonté du roi,
Furieux qu’elles soient ferventes d’une autre foi.La tour de Constance à la si fine tourelle,
Donjon d’enfer de ces âmes bien trop rebelles,
Renfermait dans le secret de ses vieilles pierres
Les vœux fous vers la liberté des prisonnières.Issues de la roture ou de grande noblesse,
Toutes suppliaient Dieu dans cette forteresse
Où le jour succédait lentement à la nuit,
Sans apporter à ces malheureuses l’oubli.Un soir, le prince gouverneur du Languedoc,
Révolté par l’injustice de cette époque,
Délivra sitôt les dernières survivantes,
Ayant renié une abjuration outrageante.
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