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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Le jour où sonna le glas
pour son bien-aimé Papa,
sa fille perdit la foi,
son insouciance et sa joie.Devant le cercueil drapé,
de grosses larmes coulaient,
impossibles à endiguer
à l’homélie du curé.Quand vint l’Ave Maria,
en solo, a capella,
son jeune cœur s’emballa,
au comble de l’émoi.Elle ne voyait plus rien,
refermée sur son chagrin,
elle perdait un copain,
un père, une tendre main.Elle suivit le cercueil,
glacée par le froid du deuil,
tenant debout par orgueil
jusqu’à l’adieu sur le seuil.
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