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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Dans la ville d’Agra, au Jaypee Palace
J’attendais Armita dans les allées bleues.
La nuit lentement au jour faisait place,
Le soleil à l’horizon devenait nébuleux.Armita vêtue d’un sari carmin, brodée d’or
Portait ses plus beaux bijoux digne d’une maharani.
A son cou, un collier au talisman de Coraline,
Des boucles d’oreilles grelots aux perles fuchsia,
Des bracelets de bohême aux couleurs vives,
A sa cheville, une chaine de Kundan teintes nymphéas,
Son regard de Kajol était son plus beau trésor.J’étais son invité pour le salon de musique,
La tenant par le bras je me laissais conduire.
L’allée bleue quittait l’hôtel pour lui obéir,
Les lumières de la ville au loin se faisaient mosaîque .Armita, ton prénom voulait dire désir,
J’étais tout au mien de me laisser conduire.
Des lucioles voletaient sur le chemin de pierre
Qui montait vers le Palais du concert.Quatre musiciens attendaient sur la scène, en tailleur :
Le premier tenait un Sitar acajou aux bords blancs,
Le deuxième un Sarangi aux lotus sculptés sur les flancs,
Le troisième, une Satara de bambou, aux deux becs siffleurs,
Le quatrième, un Ghatam contre ses cuisses.J’étais assis prés d’Armita écoutant la voix grave du Sarangi,
Le va et vient du Sitar, le fifrelet du Satara,
Le martèlement du Gatham, chant indien de cette nuit,
Les lèvres d’Armita, son sourire prés de moi.Pour toujours, je connais le secret des allées bleues,
Le murmure des voix du Bengale, l’amour et ses feux,
Ma douce Armita, ma Maharani
Aux délicieuses joailleries.Index: Sitar: instrument à corde
Saramangi: viole
Satara : flute à deux becs
Gatham : tambour en terre(pot)Kajol : un khol pour les yeux
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