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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Fatigué d’écrire la paix sous toutes ces couleurs
Harassé d’inscrire le mot respect sous la douleur
Enfants d’ici ou de là-bas noyé sous les vils coups
Gamins broyés sous les canines de sombres loups
Enfants de Bogota, venus d’Israël de Palestine ou de Crimée
Marmots abusés sous un horizon où les mots ne peuvent rimer
Mioches désabusés sous les ordres d’infâmes ordures
Sous les grises mines ils crèvent pour une once d’or dur
Kalachnikov au poing, neuf millimètres à la main
Rêve emporté au loin, veuf père fleurs à la mainIls ne rêvaient pourtant pas de grand-chose
Quelques fleurs au mieux, au mieux une rose
Mais c’est loin de nos yeux que vit l’overdose
Loin de nos cieux que leurs veines se nécrose
Gamins broyés sous les bombardements
Enfants noyés sous les cris de leur maman
Mioches estropiés, gamins amputés de toutes envies
Marmots mutilés par des despotes toujours en survie
Sous les champs du Viêt-Nam elles font encore grises mines
Emportant avec elles femmes et corps de gosses et gamines
Kalachnikov au poing, neuf millimètres à la main
Trêve emportée au loin, veuf père fleurs à la mainFatigué d’écrire quelques mots parfois du même charabia
Harassé de lire de sombres lois venues d’absurdes charias
Epuisé de voir mourir des enfants dans des usines d’armes
Esquissé et voir un jour le soleil pour sécher leurs larmes
Terrassé de voir des enfants esclaves se mourir à Manille
Pour quelques sacs contrefaits pour nos petites manies
Dégouté de voir des gosses mourir pour des sacs en cuir
Tabassé par des sous hommes qui en prime ont le sourire
Kalachnikov au poing, neuf millimètres à la main
Rêve estompé au loin, veuf père fleurs à la mainEnfants bousillés par la folie de dictats imbéciles
Laissant comme seuls rêves des heures difficiles
Gamins abusés par nos multinationales humaines
Mioches désabusés par des marques inhumaines
Marmots abandonnés sans aucunes formes ni aucuns sens
Enfants emmitouflés sous des bandeaux puants l’essence
Kalachnikov au poing, neuf millimètres à la main
Trêve estampée au lointain, veuf père qui demain
Des fleurs à la main viendront rendre visite à son fils
Tout proche de là où ils vivaient en Irak, au Bengladesh
Morts pour les cris de certains, morts pour les fous de Daesh
Gamins morts pour rien, pour pas grand-chose
Sur leurs tombes fleurissent les pourpres roses
Sous les ombres pourrissent les pourpres roses🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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