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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Quand j’entends à la radio une chanson de Ferrat
Les souvenirs de ma jeunesse reviennent comme la marée,
Ce sont les doux samedis passés avec Papa
Une innocence perdue, jamais retrouvée.Le matin, nous écoutions « avec Tambour et Trompette « ,
Jean François Khan racontait l’histoire de France
De Clovis à la Révolution, merveilleuses galettes
Aux chansons enchantées aux milles nuances.L’après midi, nous regardions à la Télé Bernard Golay,
Les mystères de l’ouest, Chapeau Melon, séries en Opéra
Puis comme entracte avant le show des Carpentier
Mon Père posait sur la platine un disque de Ferrat.En écoutant ce grand moustachu à la voix magistrale
Aragon, Apollinaire, Garcia Marquez
Etaient les invités d’honneur de ce Samedi Idéal,
Résonnaient dans le salon leurs mots enchantés.Une Histoire du Monde m’était dévoilée sans retenue,
De Cuba à Guernica, de Potemkine à Nuit et brouillard,
Du sabre et du goupillon, le joli nom de Camarade,
La montagne, Sacré Félicien, ma môme, deux enfants nus.Un autre Samedi, à la fête de l’Huma c’était le grand concert,
Ferrat devant la foule assemblée émerveillait son auditoire,
Papa prés de moi souriait , heureux , belle histoire
Que ces chansons de Ferrat aux images sincères.Aujourd’hui j’ai gardé la collection de vinyles
Parfois les Samedis après midi sur la platine
Je pose un disque de Jean Ferrat, je pars en voyage
Au doux pays de mon enfance comme un enfant sage.
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