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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Parfois alors qu’au dehors tombe la bruine
Mon cœur se fait parfois champ de ruines
Et lors je perds ma route et mes repaires
Toi que je n’ai pas eu la chance de connaitre, toi mon pèreAlors je m’imagine toi m’accompagnant a un feu d’artifice
Et moi petit garçon que tu aurais nommé tendrement fils
J’aurai appris auprès de toi mes leçons et mes récitations
J’aurai eu la chance te raconter mes histoires lors de mes récréations
Mais tu n’étais pas là et tu ne l’as jamais été
Et se sont passés les automnes et les étésJ’aurai voulu comme les autres enfants simplement jouer au ballon
Regarder la télé avec toi alors que le soleil se couche au dehors du salon
Et t’écouter peut-être me conter les frères Grimm ou la sirène d’Andersen
Tu m’aurais expliqué que la vie ne vaut d’être vécu que d’amour et non de haines
Et le soir venu, tu serais venu me border du haut de mes cinq ou six ans
Et de mes petits doigts je t’aurai serré pour ce que je crois éternellement
Mais tu n’étais pas là et tu n’es jamais venu
Et je ne t’imagine que comme un inconnuJ’aurai voulu t’appeler simplement papa tu vois
Et le soir venu j’aurai entendu chanter ta voix
Me rassurer alors que je me cachais sous les draps
Me dire que les monstres et ben ça n’existe pas
Mais du fond de mon petit lit peu à peu je comprenais
Que tous les deux on n’irait jamais au bord de mer se promener
Mais c’est sans rancunes aujourd’hui je le sais bien, je te promets
Je sais que ce n’était pas de ta faute c’est le destin qui a tout décimé
Mais malgré tout je ne puis que te regretter
J’aurai voulu avec toi vivre au moins un été
Mais tu n’es jamais venu et de ça toute ma vie je serai privé
Mais dans mon cœur alors que la lune se met secrètement à rêver
Je t’imagine me dire qu’au moins une fois tu m’as aimé
Et de larmes orphelines mon cœur se met à essaimerJ’aurai aussi voulu t’écrire les splendeurs qui réchauffent mon cœur
Loin de mes tourments du serais venu éloigner mes sombres rancœurs
Et puis un soir venu, un soir froid et triste d’automne
Lors je serai devenu grand, je serai devenu un homme
Tu serais parti pour ton dernier mais aussi doux voyage
Et dans tes mains je t’aurai aidé à tourner cette page
Et puis les yeux dans les yeux, les mains serrées
Délicatement sur le front un baiser j’aurai déposé
Mais même de cela je suis privé et mes lignes tristement restent orphelines
Alors quand même je t’écris pour toi ces modestes et malheureuses lignes
Et puis je me dis que si ce n’est pas ici, dans ce monde où cette paix je n’ai pu trouver
Ailleurs un enfant viendra au paradis et tous les deux on pourra enfin se retrouver
Et alors que le soleil se couchera pour tous les autres, dans cet univers
Enfin je pourrai te prendre dans mes bras et t’appeler papa ou père
Et te dire tant tu m’as manqué
Et te dire tant tu m’as manqué🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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