-
Sujet
-
Poème partagé par ROLLANDPOEME – création poétique en ligne
C’est une femme de salon, Annelise son prénom.
Douce, belle, un peu commère. A cadence régulière
Pour ses mains virtuoses un rendez-vous s’impose,
Une simple question d’hygiène mais en homme polisson
Ce rendez-vous éphémère en moi génère
Plaisir, métamorphose, je revendique une overdose.Depuis une décennie, une fois par mois, j’oublie
Sous l’expertise de ses doigts, fins comme de la soie,
Les tracas quotidiens, s’estompe la lassitude.
On se connaît bien, c’est vrai : elle sait mes envies,
Certaines confidences, et moi, ses doutes parfois.
Même rituel, même mots « On fait comme d’habitude ».Une grande intimité, elle propose un café,
Elle m’appelle Rolland, je l’appelle Annelise.
Un statut d’artisan, toujours un seul client,
Peu d’attente, rigueur de l’agenda planifié.
Tomber la veste, dégrafer le col de chemise,
Etre à l’aise, mais courtoisie exigée vivement.En préambule : toujours le cuir chevelu,
Massage proposé : cela réveille l’émotion.
En position semi-allongée je ferme les yeux,
Je respire la chaleur de son corps, ma vertu
Fantasme, ivre de son parfum voilà l’abandon,
Elle dit « Soyez détendu », nuque, tempe, je suis aux cieux.Changement de position, il faut se redresser,
Ses mains expertes, taillent, défrisent, juste ce qu’il faut.
Je frisonne au frôlement de ses hanches, elle se penche,
Sa poitrine touche mon épaule, je suis emporté.
L’été, ma saison préférée, quand il fait chaud,
Quand ses seins se voient dans un décolleté pervenche.
Quand une robe légère, suggère la grande beauté
De son corps, à la sensualité assumée.Féline, elle sent tout mon être qui vibre et gémit,
Mon rêve ! Etre son amant, qu’elle devienne ma maîtresse,
Pour qu’enfin nos mains se caressent à l’unisson.Relooké par Annelise, ma coiffeuse, amis,
De son salon jamais vous n’aurez son adresse,
Car, c’est mon artiste, ma demi-heure d’émotion.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


