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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Quand arrive la nuit les lanternes s’allument aux subures
Les sauvages lupaes grondent, jappent devant les clients.
Les mérétrices devant les entrées montrent leurs dents,
Leurs langues agiles mimant toutes les luxures.Pétrone connaît toutes les maisons sur le bout de son phallus,
Combien de fois les lupaes l’ont dévoré, ivre d’un mauvais vin
Leurs corps jouant la bascule, il adore toutes les coutumes et us
De toutes les régions de l’Empire dévoilées dans les rouges satins.Bien sur il s’égare parfois aves avidité du coté des eunuques
S’intriguant dans la contemplation de l’étrange absence,
Ce soir il retrouvera Encolpe, Ascytte, tous les deux amants
De l’adorable Giton, tendre enfant à la si jolie nuque.Il vient de quitter le palais de Néron, lassé de sa mauvaise poésie
Assis entre son mignon Othon et l’Impératrice Popée.
Le Génie de l’empire jouait de sa lyre mal accordée
Egratignant en quelques vers des siècles de Génies.Il aperçoit alors Encolpe pleurant comme un enfant,
Toute son âme semblait subir un effroyable tourment.– » Alors Encolpe, quel aventure les Dieux ont jeté sur ta vie
Je te vois en plein tourments, raconte moi mon ami ? »– » Pétrone, si tu savais les malheurs que les Dieux m’ont envoyés,
Mon adorable Giton s’est envolé, pris dans les pattes d’un dévoyé,
Priape pour une bêtise m’a rendu impuissant, mon arc ne bande plus
Ce diable d’Ascytte s’est moqué de moi, je suis moins qu’un eunuque. »– » Voilà une étrange et triste journée, va au temple de Priape
Demande clémence aux prêtresses de la divinité,
Elles ouvriront leurs cuisses pour relever ta rigidité
Ainsi tu redeviendras homme, amant dans leurs agapes. »Encolpe saute d’un bond, un petit sourire sur se lèvres :
– » Mon doux Pétrone, je vais écouter tes conseils
Ascytte m’accompagnera dans mon Odyssée ,
Je te jure une nuit enflammée à mon retour
Je vais t’égarer entre la nuit et le jour. »Ainsi quand reviendra les deux jeunes garçons
Pétrone commencera le Satyricon, chantera pour Néron
Leurs aventures, n’écoutant que d’une oreille
Le son de la lyre qui lui semble si cruelle.Lexique :
Subure : maison de passeLupae, Mérétrice : Prostitué.
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