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Poème partagé par Facillire – création poétique en ligne
La ville mange les coeurs
Pendant que des villages se meurent
La mère y attend son petit en pleurs
Ses lumières sont si fières mais sans couleursOui mère je suis revenu de là-bas
Il n’y règne que peu de lumière
Ici j’existe ô mère pardonne-moi
Tant de fierté je n’en ai plus guèreTu ne dis mot l’attente t’a enfermée
Seul le silence t’a permis de m’attendre
Tes maux, d’autres s’en sont occupés
Ton p’tit l’a compris ma tendreUn jour je ferai entrer le soleil
Pour que tu puisses sourire à nouveau
Les pas d’un autre p’tit seront merveille
Alors la vie chantera d’autres motsIl te faudra d’autres patiences
Pour refaire le pain de l’amour
Sèche tes larmes de souffrance
Prends-moi dans tes bras pour toujours
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