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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Alors que je fouinais chez un ami antiquaire
Celui ci me demanda ma date de naissance :
» Un Vendredi treize Mille neuf.. à Paris Treize »
Répondis je assez amusé du jour de ma naissance.Mon ami était féru de démonologie, sorcellerie
Son commerce était surtout réputé pour l’arrière boutique
On pouvait y trouver une petite pièce rouge brique
Où sur des étagères s’alignaient les manuels maudits.Protégés des profanes par une vitrine aux croix inversées
Siégeaient Le Grand Albert, Le Petit, le Nécronomicon.
Je pouvais voir leurs reliures de bon cuir aux roses reflets
Sachant que ce n’était pas de la peau de cochon.– » Tu vois, me dit il , ta date de naissance et son lieu
Me paraissent étranges, je dois te raconter une histoire
Qui pourrait te paraître sinistre et affreuse
Mais qui pourrait nous rapporter des jours de gloire !
Cette histoire commence pendant la révolution, à l’aube de la Terreur
Le Marquis de saint Germain était un sorcier, grand maitre du Cornu.
Il se devait d’abriter son épouse et ses deux filles de ses sombres heures,
Il demanda audience à Satan pour sauver ses ingénues.
Satan est toujours à l’écoute d’un fidèle croyant et donna au Marquis
le moyen de protéger sa famille, il lui donna une ruelle dans Paris !
Ne te moque pas, Satan envoya un de ses sbires comme guide,
Il conduisit le Marquis et les siens dans une rue du coté du Marais.
Devant deux hôtels particuliers, le Diablotin commença un gigue
En marmonnant des incantations magiques aux sombres effets…
Devant eux les deux maisons se séparèrent , laissant apparaître une ruelle :
Au fond caché par deux chênes apparut la porte d’une maison.
Le Marquis entraina sa femme et ses deux fille pressé d’échapper au cruel
Destin qui ensanglantait les rues de Paris, la folie de la Révolution.
On en revit jamais le Marquis et sa famille, quelques sorciers cherchèrent la ruelle,
Mais toujours en vain, puis pendant l’Empire un sorcier du nom de Michel
Réussit à comprendre la malédiction, la ruelle n’apparaissait que les Vendredi treize
A partir de Minuit puis pendant vingt quatre heures pour disparaître ensuite.
Vois tu l’infernal cycle autour de la Maison de Satan, les sorciers par douzaine
Attendaient la journée maudite pour pénétrer dans la suite.
Seul un sorcier ressortit de la maison, ses cheveux avaient blanchi,
Ils semblaient fou, mais des pièces d’or garnissaient ses poches !
Depuis ce jour quelques sorciers avides de les remplir
Ont disparu à jamais dans l’obscure porche.
Mais vois tu la conjonction de la date et du lieu de ta naissance
Sont une protection contre la malédiction , je le sais, je le sens.
Vois les richesses qui peuvent t’attendre, l’or qui t’attends.
Dans deux jours arrive un vendredi treize, saisis ta chance
Deviens riche, vole l’argent, l’or de Satan. »L’offre était trop tentante, je dis oui immédiatement
A moi les secrets de la ruelle fantôme,
L’or , les coffres remplis de pièces d’argents…à suivre….
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