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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
2- Les plaisirs
Ce fut une saison de plaisirs, de fêtes , de rires
Sinclair avait invité les esprits les plus éclairés,
Des poètes, des chanteurs, des peintres, des artistes,
Femmes, hommes tous unis vers la beauté.Le Pavillon d’Or se trouvait au milieu d’un lac ,
Une forêt de cèdres, de cerisiers fleuris dressaient un barrière .
Pour rejoindre la Divine Demeure on suivait une rivière
Qui cheminait paresseusement le long d’une chenal.Le long de cette courte croisière vers le Paradis
On pouvait apercevoir une verte et large prairie,
En son centre un sombre et noir rocher était posé,
Certains y avaient aperçus Sinclair agenouillé.Les feuilles d’or qui brillaient au soleil de l’été
Donnaient à la Pagode une allure Olympienne,
Ses deux étages aux colombages aériens
Charmaient à jamais les esprits les plus blasés.Les invités étaient reçus par de charmantes Oirans,
Les savantes Geishas vous délestaient de vos habits
Accompagnées de leurs Kamuros, jeunes nubiles
Aux services de leurs maitresses charmantes.Sinclair avait décidé que nos costumes d’occidentaux
Etaient une insulte à la beauté du Pavillon d’Or,
Tous les invités se retrouvaient en kimono ,
Le rêve de notre hôte ne pouvait souffrir du moindre désordre.Les journées se passaient dans une étrange paresse,
Des orchestres de chambres payés à prix d’or
Jouaient les Gymnopédies d’Erik Satie avec allégresses,
Pavane pour une Infante défunte de Raval vagabondait dehors.Les après midi dans un amphithéâtre romain on assistait à l’Opéra,
Pelleas et Mélisande de Debussy, Tristan et Yseult étaient joués
Devant la charmante et nombreuse assemblée des invités,
Les soupirs étaient nombreux, les baisers ardent pendant l’entracte.Le soir, les Oirans récitaient accompagnées par leurs Kamuros
Les plus grands poèmes de Baudelaire, de Rimbaud, de Verlaine,
De tendres jeunes filles nous tendaient dans des bols d’or
Des opiacés tirés des confessions d’un mangeur d’opium.Le soir, dans nos chambre les Kamuros apprenaient du plaisir
Les divines lois, les Oirans agiles dans la perversité des sens
Offraient aux invités l’Empire des sens, jouant des artifices
Les plus divins, donnant à tous et toutes la clef d’un Paradis.Tel était le Pavillon d’Or de Sinclair, je l’aperçu le soir
Cheminé solitaire le long des sombres couloirs,
Il écoutait aux paravents les cris de plaisirs ,
La jouissance divine des expertes amatrices.Comment tout cela allait finir, je ne le savais pas encore.
Ma douce Oiran m’avait attaché avec ses cordes de soies,
Comme un Christ crucifié je lui demandais ses trésors
Tout en maudissant la perversité qui naissait en moi.à suivre…..
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