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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Vous étiez des ritals dans la douce ville de Sète
Partis d’Italie pour refaire votre vie,
Ton père libre penseur, ta mère bonne catholique
Une ribambelle d’enfants, bambins dans la poussette.Sur le phonographe les soixante dix huit tours fredonnaient,
Quand un vicomte chantait Mireille sur un petit chemin,
Marinella de Tino, les belles chansons de Scotto,
Ray Ventura et ses collégiens joyeux de suivre la Muse Erato.A la communale tu deviens fan de Charles Trenet ,
Le zazou fait briller tes après midi d’école buissonnière ,
Avec une bande de copains tu deviens monte en l’air,
Attention aux pandores qui te guettent.La main dans le sac arrive la mauvaise réputation ,
Tu quittes tes parents, pars chez ta Tante à Paris,
Mais la guerre, les allemands te font quitter Tatie :
A Sète tu reviens aussi doux qu’un mouton.Mais les allemands franchissent la ligne de démarcation,
Te voilà embarqué pour l’Allemagne, dans un camp de travail.
Pour tes copains le soir tu te mets à chanter tes premières chansons,
A ta première permission tu files en douce sans attirail.Tu retournes à Paris, la Jeanne, son mari Marcel ,
Leurs ménageries te prennent sous leurs ailes ,
Tes premières caresses pour la douce Jeanne,
Curieux ménage à trois sous l’œil de sa cane.Tu passes une audition chez la grande Patachou,
La grande dame trouvera tes chansons à son goût,
Canetti puis Coquatrix vers Bobino, vers l’Olympia
Seront tes guides pour tes premiers pas.Le Gorille est interdit à la radio ,
Le Parapluie te sauve des mauvaises eaux,
Les copains d’abord seront ton crédo,
René Louis Lafforgue, Boby Lapointe tes matelots .Dans les livres de classes cette grande photo,
Tu poses avec Brel, avec Ferré, les géants.
Les petits enfants chantent le petit cheval blanc,
L’auvergnat offre pour toujours du pain à ceux qui ont faim,
Merveilleux poète, notre ami Georges Brassens,
De Villon à Paul Faure, sage passeur de mots.
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