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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
» Comme à Ostende et comme partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu’on se demande si c’est utile
Et puis surtout si ça vaut le coup
Si ça vaut le coup de vivre sa vie. »Jean-Roger Caussimon -Comme à Ostende
Les rues vides du petit matin s’engourdissant,
Un ciel bleu parsemé de cotonneux nuages
Donne aux derniers Parisiens un mirage,
Une ville assoupie sans le moindre tourments.Cette léthargie du mois d’Août est propice
Aux souvenirs, à la recherche d’un temps perdu,
Si on s’éloigne des touristes et de leurs cohues
Un autre Paris se montrera, loin des déconvenues.Il m’offre un tendre pèlerinage dans mon passé:
Revoir la première école de mes jeunes années,
Briser le silence de la cour pour entendre
Les rires de mes camarades aux cœurs tendres.Partant à la dérive dans la mer de mes souvenirs
Je quitte l’enfance, la terrasse d’un café
Me rappelle ta main contre la mienne amie ,
L’adolescence, le premier amour , ses baisers.Les murs du Père Lachaise font venir
Des années quatre vingt d’autres souvenirs,
Quand on s’aimait à en mourir ,
Mourir d’Amour à vingt ans tristes plaisanteries.Reviennent les souvenirs comme un raz de marée,
Les filles de Mulhouse et leurs tendres escarmouches,
Nos rêves sans chaines, on ne voyait pas le temps passer
Ni jeunes hommes, ni Monsieur dans leurs bouches.Reviennent sur mes lèvres les mots de Caussimon ,
Ca vaut le coup de vivre sa vie ,
Même si en buvant du mauvais alcool on se saoule
C’est des anglais que j’ai appris les soirs de gnoles ,
Toujours les amours , j’ai pas l’âge pour me croire moribond,
Je me laisse bercer par la Seine,
M’émerveillant des bateaux mouches, des péniches
Doux mois d’août rendant l’âme sereine,
Guérissant les peines , la folie du derviche.ps le derviche tourneur tourne sur lui même pour entrer en communion avec Dieu.
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