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Poème partagé par PaulLuren – création poétique en ligne
Le reflet de l’opale imprimé sur ta chair
vivra dans cent mille ans vaincra les soirs futiles
et douloureux des vaines extases
si le temps m’était donné de combattre ces élans monstrueux
je serais comme les rassembleurs de vertiges
mais vois les vents décharnent jusqu’aux pierres
le cri de l’oiseau qui fouille sous son aile
me rappelle nos ivresses à jamais abolies
ô cris de la chair délires amers
durez donc votre langueur s’étiole
derrière la montagne un appel a surgi
cette route je la referai
adossé aux mirages s’il le faut
heureux ceux qui n’ont jamais connu d’horizon
que les palais lumineux et leurs regards mièvres
heureux ceux que la vague a cueillis et qui connaissent l’abîme
jamais la marche des dunes blondes ne fera languir
le calme des étés
ta chair bleuit le temps éponge ton martyre
regarde
la chaîne de tes espoirs s’est brisée
tu as des perles plein ton visage
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