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Poème partagé par PaulLuren – création poétique en ligne
L’enfant s’anime au parfum du soleil
Ce matin
De grands oiseaux blancs passent sur le miroir du ciel
Il y a longtemps
Tu m’avais dit ils reviendront
Accueille-les ne les laisse pas repartir
Pour eux j’ai gardé la clé de la villa des dunes
Ils connaîtront l’été qui chante
Regarde-les ils sont comme l’écume sous le vent
Petit enfant
Viens et joue dans le bois
Plein de la présence des sources
Les yeux du soleil se sont ouverts
Quand le vent se lèvera n’aie garde à sa fraîcheurAvec tous ces oiseaux l’enfant n’était jamais perdu
Avec eux il comblait les rivages las de désirer la mer
Et laissait les insectes dessiner la forme de son visage
Sur les troncs et sur les pierres
Au bois où il jouait si bien
Je ne reviendrai plus
Aide-moi à franchir la barrière des prés vierges
Leur couleur se voit à peine elle est faite d’oubli et de silence
J’ai peur de ces nuées sombres dressées au bord de l’horizon
Plus haut que leurs cimes il y a des infinis étranges
Voici le soir allons sur le chemin
Dans le sable tiède
Peut-être l’empreinte existe-t-elle encore
De l’ombre solitaire des grands pins sur la dune
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