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Poème partagé par Lignecourbe – création poétique en ligne
Cette porte était de bois, ce lit sans soie.
L’hôtel des sans nom, ayant payé rançon à des passeurs voleurs, laissait famille dans l’abandon, trop loin des toits du monde.
Une mère regard posé sur son jeune garçon, pleurait en attendant de donner ici, dans notre pays, une nouvelle vie.
Sans langue commune, mais traduisant ses yeux, j’aidais maman à aller mieux.
Le Père accroupi, transpirait et souffrait, le regard bas, lasse, d’avoir quitté contrée pour cette porte de bois.
Les coutumes pleines d’amertumes, nouveau destin entre leurs mains.
L’enfant ayant traversé mer et désert porté par ventre distendu, naquit sous un bel été ensoleillé, si loin des siens.
Sa langue apprendra nos sons, et tètera le sein, l’emplissant de culture double.
Le Bangladesh est sous les eaux, ils sauvèrent leur peau de chagrin, d’une vie sans fin, sans rien.
La porte était en bois, toute seule elle se ferma.
Leur nuit s’installa, dans cet endroit.🪶 Signature de la plumeUne tranche de vie, instants d'existence.
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