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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Non loin de la Comédie Française
Je me promenais au Palais-Royal
A l’abri de ses galeries, de ses colonnades
Quand j’entendis des rires d’allégresses
Venant des jardins, courant en rafale
Comme des bulles d’un verre de limonade.Sur la grande allée bordée d’un vert tendre
Un homme bien vêtu promenait un homard,
Le décapode tenu par un ruban bleu
Allait bon train fier comme le Grand Alexandre,
L’homme se moquait des joyeux babillards
Qui fleurissaient comme en été tout autour d’eux.Je le voyais chercher fiévreusement les étoiles
Dans un ciel d’azur d’une journée heureuse,
L’homme à la petite moustache était le grand Nerval
Atteint d’un douce folie contagieuse.A l’assemblée curieuse le Poète répondit :
– » En quoi un homard est plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre. J’ai le goût des homards qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer , n’aboient pas. »
Puis l’homme reprit sa promenade avec son homard ,
Lui répétait il l’animal les secrets des Océans ,
Lui qui tout sérieusement allait gaillard
Prés de son maitre si prévenant.
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