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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
Il était une fois dans une vieille grange,
Trois petits chatons qui à la vie s’éveillaient,
Le premier, maladroit avait l’air d’un archange,
De grands yeux bleus et ronds à sa tête il avait.Il mordillait férocement ses grands frères,
Les frappait et cinglait l’air à grands coups de pattes,
C’était lui le cadet, et s’il était mignon,
De vaincre ses rivaux, il avait déjà hâte.Le deuxième, un longiligne petit félin,
Sous le nombre et le poids, il vacillait déjà,
Il ignorait que sévère est la loi des chats,
Survivre ou périr, cruel est leur vrai destin.Son avenir est tout tracé et mortifère,
Embarrassé de son manque d’audace,
Il ne laisserait bientôt plus qu’une vague trace,
Pataud et désarmé, il se laissait trop faire.Le plus beau chaton, troisième et dernier larron,
Dédaigneux de ses jeux d’enfants et trop fier,
Baillait et s’éloignait d’une tête altière,
Sur un grand coffret, il était monté d’un bond.Le jour déclinait dans la grange enténébrée,
Les félins grandissaient et devenaient plus fort,
Ils s’épanouissaient, le destin avait eu tort,
A leurs jeux innocents, ils avaient renoncés.L’aîné s’en alla le premier, d’une chatte énamourée,
Il s’était épris et devint grand-père chéri,
Le deuxième vagabond sa liberté choisit,
Seul le troisième resta dans la maisonnée.Ainsi va la vie avec ses tracas et joies,
Le destin veille tard mais n’est jamais écrit,
Que l’on courre vers lui ou que l’on se tapie,
La volonté est souveraine à chaque fois.Ce mardi 06 septembre 2015. Contrepoids d’un pianiste mortel…
🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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