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Sujet
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Ô vous qui savez par tous les temps m’amuser,
Percer les nuages gris de ma réalité,
Apporter autant de bonheur aux simples gens,
Parcourir lentement le monde à tout instant.
Sous la déchirure du monde, sous les cieux,
Vous essuyez toujours les vraies larmes des dieux,
Pantomimes et cabrioles telles des armes,
Pitreries qui, même le grand seigneur, désarment.
Bouffonneries joyeuses et vifs éclats de rire,
Rires grossiers et force jurons font sourire,
Jupons enrubannés qui volent et caracolent,
Fascinent toute la foule de simples drôles.
Les pièces et farces jouées ont bien moins de succès,
Que l’ours endiablé faisant ses tours enchaîné,
La gitane tend sa sébile en écartant,
Les mains calleuses des excités paysans.
Tôt, la carriole reprend la route sous la pluie,
Le vivant spectacle est désormais bien fini,
Les piécettes ont été suffisamment nombreuses,
Les mines réjouies de la troupe sont heureuses.
Demain soir un autre village miséreux,
Oubliera son labeur grâce à ces merveilleux,
Fifres et tambourins accompagnent le chemin,
De cette vaillante troupe de baladins.
Kris
L'homme est le r?ve d'une ombre(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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