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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Nous étions partis au petit matin ,
Les berges du canal prenaient des teintes orangées
Au lever du soleil, je regardais fasciné
La file de bateaux à vapeur allant tel un petit train.Nous étions à bord d’un boutre, un baggala
Qui remontait avec hardiesse tous les vapeurs.
Le Capitaine Rahim montait toutes les voiles sans peur
Faisant voler son baggala vers la fin du canal.Il laissa la barre à un des marins et s’approcha de nous,
Lawrence commença la conversation en arabe ,
Le Capitaine sourit et continua en français en jouant avec sa barbe,
Je me mêlais à la conversation en restant debout.Rahim nous raconta que son père avait participé à la construction
Du Canal de Suez, il avait survécu au choléra, racontait avec passion
Le courage, l’ardeur des ouvriers, comment porté par son père
Il avait aperçu l’Impératrice Eugénie qui saluait la foule si fière.Lawrence restait souvent silencieux, son regard regardait le désert
Rahim me dit à l’oreille que mon compagnon était bien étrange ,
De me méfier de cet Anglais, de ce voyageur plongé dans les songes.
Etant bon marin, Tadjourah apparut au loin, fin de notre croisière.La ville blanche était connue pour ses nombreuses fontaines ,
L’eau est dans ces régions plus importante que l’or ,
Je savais que Rimbaud y avait abandonné ses poèmes ,
Henry de Monfreid devait nous attendre au port.Les maisons blanches longues ou petites étaient telle une brisure,
La turquoise de la Mer Rouge se tachait des blanches masures,
Les minarets dominaient Tadjourah veillant sur la ville,
Les chants des Muezzins des prières indélébiles.Lawrence ne me dit qu’une phrase :
– » Comme la Ville Blanche est belle ,
Sentez vous le vent du désert ,
J’avais oublié qu’il me manquait ,
Méfiez vous de sa beauté , elle peut être cruelle. »à suivre….
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