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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Comme notre bande est ivre cette Nuit des Poètes ,
Prés des quais de la Seine, si prés du fleuve millénaire ,
Jouant les ombres chinoises le long des réverbères ,
Faisant des pieds de nez aux amoureuses bluettes.Oh jeunes demoiselles quittez vos freluquets éphémères ,
Leurs promesses passionnées s’envolent aux vents d’été ,
Ecoutez donc fillettes nos chansons remplies de gaité,
Eloignant aussi vite qu’une tempête leurs chimères.Suives nous dans les estaminets de Saint Germain des Prés ,
Installez vous sur nos genoux, sautez sur les tables,
Buvez à nos pichets , montrez vous Diablesses adorables ,
Puis quand le vin monte à la tête écoutez nos logorrhées.Nous avons le sang de Villon qui coule dans nos vers ,
Du temps jadis nous rêvons aux belles dames alanguies,
Ne vous moquez pas de nous , c’est le gibet qui se languit
De nous entendre toutes les nuits, en été en hiver.Regardez nos jeunes compagnons, leurs yeux sont étiolés :
A trop regarder les étoiles , à voir l’invisible autour de nous ,
Leurs esprits aventureux les ont rendus à moitié fous,
Soyez douces avec les jeunes rêveurs, donnez leurs un baiser.Regardez ces deux la qui s’embrassent prés de la cheminée,
Verlaine et Rimbaud se moquent de nos jeunes beautés ,
Ce sont les maitres de la fée verte sans cesse dorlotée ,
De leurs poèmes la folie des amants condamnés.Regardez sur cette table le sévère personnage ,
Son regard est flamboyant, c’est Maitre Baudelaire,
Approchez vous lui et laissez vous faire
De la Passion il vous apprendra le libertinage.Comment t’appels tu jeune sirène , Suzon
Voilà pour le troubadour un nom qui réclame un sonnet
Fillette qui vient de quitter son Bourbonnais ,
Je t’offrirai mes vers après ta feuillaison.
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