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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Ô jours d’hivers , jours de glace profonde
Ô muses assassinées
Pardonnez à l’été
Il meurt.
Sur un dais de buglosse sauvages
Voyez les roses se fanent ,les coquelicots flétrissent
Les oiseaux se sont tus
D’acides de ses poèmes
De pluies de larmes
De ses colères ignobles
Il s’allonge le poète
Vaincu , l’âme en détresse
La main contre son cœur froid
Poète aux chants cruels
Mille plaies aux combats
Misérable trépas
Autour de lui
Pas un rat
Il meurt seul
Solitaire
La bouche amère de fiel
La face contre terre
Mère qu’il injuria
Muses aux rires d’ivresse
Dansent de joie
Vos sourires lyres
Vos baisers d’ambroisie
Vos roses de miel
Conquêtes que jamais il gagna
Vous dansez insouciantes
Amantes légères , cœurs purs
Les délices du ciel vous comblent de joies
Heureuses amoureuses d’anges de là bas!
Vous dansez de joie
Le poète est couché
Sur son flanc sa détresse
Un filet de sang noire
Coule
Poignard entre ses doigts
Il se lyncha
Pauvre trépas!
Misérable Caïn
Vois ! l’ombre s’avance
Noire , aux longs bras
La fauche à sa ceinture de cuir
Se penche pour le baiser
Le souffle qui ses yeux fermera
Le poète n’est plus!
Celui qui fit pleurer les muses
Sous la lune sa complice première
Son amante aux roches claires
Larmes versera
Sur celui qui jamais n’aima
Ô muses !
Ô muses !
Sa main abandonna l’herbe
Pour effleurer l’ourlet fuyante
D’une belle qui riait
Oiseau déjà , elle s’envolait
Avec ses sœurs vers une île de soie
(essai)
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