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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Eden, jardin, paradis
Le péché était doux
Délicieux sur tes lèvres sultan
Zerdali ferme les yeux se blottit contre la pierre tiède
Pense et y repense encore
Le soleil caresse ses lèvres , son front
Baiser du sultan , baiser d’amant
Le rêve est doux
La sultane n’a envie de rien faire du tout
Rester prés de la fontaine
Entendre le murmure de l’eau lui rapporter les mots d’amour
De son sultan au petit jour
Elle se languit déjà de lui
Elles ne voit pas les blanches colombes au dessus dans le ciel
Elle est encore toute à lui
Il est dans son âme et dans son cœur
Son odeur semble être sur sa chair
Le bain de tout à l’heure n’a rien lavé
Sa main sent la rose et le parfum de son sultan
La rose et l’oliban
Elle ne se lasse de passer ses doigts sur son visage
Soupire , entend sa voix
Zerdali?
Elle rêve et serre encore plus fort les paupières
Zerdali?
Le tapis de fleurs à amorti le bruit de ses pas
Il a le sourire du vainqueur
D’un conquérant
Le jardin embaume , un tourbillon de senteurs
Qui donne le vertige
Jasmins , roses , fleurs de céleri , menthe , euphorbe
Les allées sont des labyrinthes ou le soleil se cache
Il est partout , les fleurs sont alourdies de sucre
Les corbeilles de fruits sur la table ruisselle de miel
Attirant papillons , abeilles
Au loin, le rire des enfants résonnent
Zerdali ma sultane tu vas bien?
Sa voix couvre les gazouillements de la fontaine
Zerdali ouvre les yeux , éblouie , le sourire radieux
Son sultan vient lui conter fleurette
Son poète
Il lui a dit encore ce matin entre deux caresses
Ma reine , ma sultane , ma princesse
Je me voudrais poète pour te dire les mots qui te diront ta beauté
Son sultan ne sait il pas?
Qu’il est de son cœur l’unique battement?
Ne sait il pas déjà le plus beau poème d’amour?
Quand il la prend contre son cœur et que conquis
Il gémit , mon bijou , ma colombe , ma gazelle
Mon talisman parfumé , ma femme , mon adorée
Ma forêt d’oliviers , ma …
Il l’embrasse alors et les mots viennent de son âme
Un merveilleux alphabet qui passe de leurs âmes à leurs yeux
Elle prend la main que son sultan lui tend
Tu es là mon sultan!
La demeure fraîche , le thé parfumé de menthe et de citron attend
Dans la volière sifflent les oiseaux sur leurs passages
Ils ne les ont pas vu aujourd’hui
Leurs doigts s’étreignent encore plus fort
Ils ont peur du bonheur qui inonde leurs cœurs
Ils savent précieux les moments ou ils sont deux
Les moments ou la poésie les réunit en ses lieux
Ou le ciel est un dais , de fils d’or , d’étoiles
De fleurs , de mots d’amour
Dans un Éden pour eux:bisous
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