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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
Le premier fut celui d’un berceau,
né des mains d’un ébéniste,
en ce temps là, on croyait au beau,
on faisait fi des meubles en kit.Le deuxième était celui de l’horizon,
les yeux émerveillés le couvait d’un regard brûlant,
pas de sentiments ni de pieuses raisons,
seul l’éveil de sens adolescents.Le troisième offrait son vaste rectangle,
moelleux à souhait et sans aucuns ressorts,
pour y tester sous tous les angles,
l’aimé du jour à qui l’on pense encore.Le quatrième éclairait les chemins,
à un âge où le monde s’ouvre à soi,
sillons de terre ou encore marins,
faits de traverses ou de guingois.Le cinquième est encore un mystère,
comme le suivant qui échappe encore,
mais le septième très terre à terre,
n’est qu’un ultime sursaut du corps.Pour tous les autres, la question demeure,
mais il faut savoir se presser doucement,
un temps pour tout car un jour on meurt,
alors c’est sûr, le ciel nous ment vraiment.🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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