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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Plus que des peaux sur des squelettes
Plus jamais ils ne repensaient revenir
Pour eux le présent n’était plus avenir
Ils ne pensaient plus jamais , plus jamais revenir
Ils étaient des âmes dont où voulait effacer le souvenir
Ils ne voyaient plus qu’au dessus d’eux les serres aiguisées des aigles noirs et furieux
Ils n’étaient plus que des hommes et des femmes qui pleuraient sous des cris injurieux
Ils n’étaient plus que des oripeaux sous leur maigres et balbutiants squelettes
Ils n’étaient plus que des maux , ils n’étaient plus que des fragiles allumettes
Ils n’étaient plus que des bougies dont on voulait éteindre le feu
Ils n’étaient plus que des cibles sur les quelles on faisaient : feu
Ils n’étaient plus des femmes , ils n’étaient plus que des nombres
Ils n’étaient plus des hommes , ils n’étaient plus que des ombresPlus jamais ils ne pensaient un été revoir le cours de l’eau vive
Pour eux la fin de leurs vies commença dans la nuit du Vel D’hiv
Ils ne pensaient plus jamais plus jamais revenir
Ils n’étaient plus qu’un passé sans aucuns devenir
Ils avançaient humiliés , ils avançaient harassées laissant derrière eux ces chemins de fer
Ils n’étaient que des frêles alizées , des vents emportées , déportés dans ce sinistre enfer
Ils n’étaient plus des femmes , ils n’étaient même plus des hommes
Ils ne diraient plus jamais Je T’aime , ils n’étaient plus que fantômes
Ils n’avaient même pas quatre ans , ils ne connaîtraient pas huit ans
Ils n’apprendraient pas le mot amour , ils n’en auraient pas le temps
Ils n’étaient plus que des enfants sous des nuits sans palettes
Elle n’était qu’une enfant qui sous la lune perdit sa sandalette
Ils ne verraient jamais plus les forêts sous le ciel de l’automne
Ils étaient coupable d’êtres nés sous une étoile différente et jaunePlus jamais ils ne pouvaient penser enfin le jour revivre
Pour eux le soleil était masqué par une funeste vouivre
Ils ne pensaient plus êtres , eux qui avaient tant cheminé
Ils ne pensaient plus êtres , eux qu’on avaient acheminés
Plus jamais ils ne pensaient qu’un jour ne se rouvrirait ce livre
C’est pour eux que ce poème ce soir simplement je livre
Ils étaient des enfants , ils étaient des femmes
Ils étaient des hommes , ils étaient des vieux
Ils ne voulaient que revoir un jour d’été l’eau vive
C’est pour eux que je pose mes mots et qu’encore ils vivent🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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