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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
J’aime amoureusement les fesses féminines.
Quand elles tentent l’oeil d’un profil ondulé
Ou la main, mon regard mesdames prend des mines
Devant ce fondement au port dissimulé.La grosseur n’est jamais le sens de mes invites,
Non ! La robe tendue, inopportunément,
Qui les fait ressembler aux rondeurs des marmites,
Me déçoit ; amples, oui ! Mais sans débordement !C’est l’agrume affleurant au verger des délices
Sous le voile tissé de la jupe qui vêt
Les arches plus ou moins vigoureuses des cuisses
Où naît au confluent une ombre : le duvet.Il faut choisir : croquer les poires ou les pommes
A l’arbre de la chair ou celui des amours ?
Les sondages me sont approbateurs, les hommes
Préfèrent la reinette et sa peau de velours.Que passent les étés sous les rayons de lune
Etendus sur un lit ! Marmoréens, les fruits
Deviennent par le rêve et la main dans la brune*
Un des sommets galbés de la chaîne des Puys.Et, sur l’immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m’envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein.Ivre sur les hauteurs des doubles hémisphères
Je monte et redescend des espaces chéris
En recherche d’élans aux gloires éphémères
Qui ravissent les corps, les coeurs et les esprits.* la nuit
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