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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Grand , fort , ténébreux
Ô veuf !
Dans vos grands bras musclés ?
Combien ai je rêve que muse je sombrais
La tête sur votre épaule
Sur votre torse bombé
Vos lèvres m’emportaient
Aux îles parfumés , aux terres d’oranges , de feu
Nos âmes dérivaient sur une mer de pensées
Étreintes désespérées , péplums , odyssées
Ô bel amoureux !
Poésies j’ai rêvé
Mots d’amour , tragiques épopées
Mots d’amour digne des grands romans
Sur des franges de mers
Nos pleurs , nos baisers
Nos adieux , retrouvailles déchirants
Nous étions Roméo , Juliette
Les amants aux noms traversant les temps
Ballottés , naufragés par de terribles vents
Nous étions des enfants face à ces éléments
Enchaînés , prisonniers
Ô mon veuf !
Mon amour , mon héros , mon ténébreux
Comment n’ai je pu voir vos yeux énamourés
Voulant vous consolez vous l’inconsolable
D’un chagrin intense
Je n’ai vu cet amour passé sous silence ?
Ô mon amour !
Mon cœur , mon doux ange
Je lisais trop Lorca , j’aurais du lire Ronsard
Vous me diriez ma mie
Je serais votre rose
Mais votre âme criait abandonnée sur une plage
Amour et davantage !
Sois ma lune !
Sois mon étoile !
Sois mon astre !
Mon avoir , ma nuit , mon jour
La fleur de ma mémoire
Mon premier , mon dernier amour
Mon soleil , ma poésie
Mon livre joli , mon histoire
Ma vie , mon savoir
Ma solennelle étoile
Mon écrit , ma rose , mon nénuphar
Sur ta bouche lyre
Moi Lorca , Nerval
Qui sais je ?
Je laisserais mourir mon corps d’amour
Sois !
Ô sois !
Ma dame , ma muse , ma veuve
Mon ultime miroir
Grand , fort , ténébreux
Viens entre mes bras
Vous seule je veux !
Je me meurs muse , femme
Ne voyez vous pas ?Le paradis perdu (aux vrais poètes) 912654 ou le poète et sa muse
« La terre est le probable paradis perdu » . – Extrait de Mar (1936) de Federico Garcia Lorca
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