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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Chemine au loin une ombre et nul ne l’accompagne
Si ce n’est la vapeur qui monte vers l’azur
Ou par moments un chien qui rage à la campagne.
Le silence est pesant, le crépuscule pur.
L’ultime feu du jour me rend la vue confuse
Mais le cœur plus ardent, je ne sais la raison.
Au loin encore plus sombre l’ombre piétine
Et la noirceur grandit aveuglant l’horizon.j’invite tout qui vient quand le soleil décline,
J’ouvre mon cœur limpide et mon pauvre taudis.
Au loin toujours ce pas, mais un voile palpite
Sous la force du vent, puis l’ombre s’éclaircit
Alentour, dans un coin, sous la lueur d’un gîte.Venez ! Femme, chez nous on offre par plaisir,
On guérit toute plaie, on fleurit tout désir.
Nous sommes troubadours, les artisans du mythe.
Mielleux sont nos vers, nos muses sont ermites.
Nos flûtes débitent suaves mélodies.
Entrez dame, chez nous, la nuit est prosodie.
On vénère le mot qui prend sa juste taille
Et nos chants sont si doux qu’ils touchent les entrailles.
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