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Poème partagé par EvilFranck – création poétique en ligne
Lundi matin, chez ma muse,
je suis allé frapper,
sans avoir son adresse exacte, ici ou à Syracuse,
des vers nouveaux, je suis allé chercher.Mardi matin, un de ses voisins,
me dit l’avoir vu partir faire son jogging,
mais la sachant plutôt cocooning, ce serait plus du shopping,
soit, je reviendrai demain.Mercredi matin, sur sa maison,
je menaçais de souffler et souffler son habitation,
elle se rit de moi, la sachant en briques,
décidément, les muses sont des bourriques.Jeudi matin, suis arrivé bien tard,
elle me menaça de se plaindre pour tapage,
car elle en avait marre,
que je ne comprenne pas le message.Vendredi matin, je toquais à sa porte,
elle faisait toujours la morte,
me promit de lâcher son gros molosse,
mais le gabarit d’un chihuahua, la bête n’était pas plus grosse.Samedi matin, me trompant d’adresse,
je frappais à un squat,
empli de poètes comme moi en détresse,
je leur promis la larme à l’oeil, qu’un jour elle serait échec et mat.Dimanche matin, voyant que je ne lâcherai pas le morceau,
même si je commençais à en avoir plein le dos,
de cette muse boudeuse,
qui voulait faire librement son boulot sans pointeuse.Lundi matin, je découvris qu’elle avait pris la fuite,
aux quatre coins du monde,
étrange expression vu que nous sommes tous ivres et que c’est la terre qui est ronde,
fort heureusement inspirante s’avéra cette folle course poursuite.La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1
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