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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Et la muse …
La muse sage et merveilleuse
Retient les renes des coursiers
Qu’Avril ne les emporte vers des précipices malencontreux
Qu’Avril ne les entraine
Ne les trompe , les renverse
Ivres ils seront de ses parfums capiteux
De ces premiers jours de miel
Ou les fleurs les parfument leurs jupons gracieux
Elle ne voudrait soigner les coeurs
D’épines de roses et de bleus
Ni essuyer les larmes de ces soupirants
Impatients et malheureux
La muse conseillère se doit de trouver les mots
Qui apaiseraient leurs ardeurs
Sevères seront ses paroles
A ces fiers hidalgos
Elégance mes chers , ni mensonges
Ni vulgarité
La barbarie ne saurait plaire
A vos amantes , épouses
Même aux servantes dévouées
Personne ne saurait accepter
Même pas l’esclave
De l’amour Vénus veut ce qu’il y a de mieux
De plus doux , de plus tendre
La beauté de ce sentiment
Ne saurait être autrement
Sinon vous n’aurez que vos yeux pour pleurer
Pauvres amants largués , abandonnés
Soyer galants , soyez tendre
Ayez un coeur généreux
Ou alors la foudre de l’Etna
Saura vous brûler
Vous frappez
Vous prendre dans son feu
Dans une torture éternelle
Vous serez de vos aimés rejettés
A tout jamais
Calmez vos ardeurs
La muse ne saurait être présente
A chaque fois
Pour tenir les renes de vos chevaux au galop
Ne brûlez pas tout vos bois à la fois
Laissez allumer les feux de la vesta
L’amour vaut de l’or
Il vient sans faire d’effort
Et la muse s’amuse …
S’amuse encore
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