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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne

Même si je suis seul à décrire le temps
J’userai mon clavier en tapant sur ses touches.
Et ces plis envoyés, tels d’utiles cartouches,
Te diront que l’on t’aime, ici, depuis longtemps.J’écrirai donc, sans fin, et à chaque printemps
Je te ferai coucou de saluts peu farouches.
Sur notre Terre, hélas, on voit des gens fort louches
Qui donnent du Canon et sont à contretemps.On avait pourtant dit « Oh non, plus jamais ça ! »
Bénissant le Diseur qui soudain le lança.
Et depuis le démon est sorti de sa boite.Retire du dico certains mots qui révèlent
Le mensonge en discours, l’équilibre qui boîte.
Écris donc de bon cœur sans propos qui s’emmêlent.
Bruno, Toi-même autrefois tu disais ce qui suit…
Continuer d’écrire, continuer de vivre,
Quand tout n’est que faux pas, quand tout n’est que mensonge,
Quand le désir d’aimer s’éteint, et pourtant ronge,
C’est comme naviguer, tout seul, en bateau ivre.On n’attend plus personne, que le Ciel qui délivre,
Celui dont le message est « aimer », mais on plonge,
Solitaire, blessé, noyé plus qu’une éponge,
Les larmes s’écoulant sur la page du livre.Ne serais-je plus rien, Mon Dieu, sur cette terre,
Qu’un poète muet, interdit, sursitaire,
Jetant les mots au vent, des mots vides de sens ?Non, insister encore, être velléitaire,
Écouter l’autre aimer, tenter la renaissance,
Vivre encore, même nu, et l’écrire ; et me taire.
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