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Misterioso vivace

  • Ce sujet contient 7 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoTradescantia, le 05-07-2022 02:53.
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    Sujet
  • #2693226
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photoTradescantia
    Membre Oasis
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      • Réponses: 1116

      Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne

      Treize-et-un tableaux

      Avec le Diptyque de Leukaima

      1

      – Mais enfin !… Vous n’allez pas me dire… vous, Sherlock Holmes, vous n’allez tout de même pas me dire…

      – Si, mon cher Watson, si ! C’est moi, Sherlock Holmes en personne, tout à fait sain de corps et d’esprit, qui vous le dis : dans cette enquête à nulle autre pareille, il est temps que nous laissions au surnaturel la place légitime qui lui revient !

      – Ainsi, vous vous mettez à croire aux fantômes ?… Ou alors, serait-ce votre première renonciation ?…

      – Rien de tout cela, mon cher Watson… mais, tout naturellement, la première vraie leçon qu’il m’est donné de recevoir de l’invisible !

      Le chien des Baskerville

      Sur la lande, elle court, blondeur fauve, à la brune,
      Vers l’auburn paternel des vitrages priés.
      Hugo, surexcitant son louvet, ses limiers,
      A bondi du manoir dont la pierre s’illune.

      La proie est ce soupir pendant qu’un signe aboie,
      Noir, croissant, fantastique, enflammé de fluor ;
      Dans la meute il érupte, effusant le cruor,
      Et happe le maudit dont il montre la moie.

      Voilà donc la légende ainsi qu’on l’a transmise…
      Or, tout récemment, l’hoir des Baskerville est mort,
      Un cryptide à l’entour empreignant sa mainmise.

      Puisque la nuit transpose un genêt en rayon,
      Sherlock, tapi, s’émeut des ondes qui surdorent
      Le secret distançant l’élucidation.

      2

      Melancholica artificia

      Son acharné désir
      d’oeuvrer au château du Louvetier
      avec la déclaration que ses brûlances résurrectionnelles
      délinéamenteraient les bêtes fauves

      Assis immobile depuis la sommation occidentale
      les merlons lui lacunant la murmurière multitude
      il commençait à se sentir nocturne auteur de la désheurée

      pour que volcane la géométrie de la tour
      où l’impulsion fatale mime encor la réponse
      il avait mystique
      pulvérisé et tamisé le tilleul
      où furent appris à l’enfant le parfum l’âme et l’altesse

      Mais quel tranquille éparpillement sur une aire
      dont la ténèbre s’empare décisivement

      Seule l’épiphanie du flambeau hurlé
      comprend cette soudaineté vermeille
      qui parsème l’aigremore

      et croît
      exaspérée
      la clameur au pied du foyer invarié

      un satellite en division
      renonçant sa complicité
      de nulle parcelle ignée ne douera
      le possible de la girandole

      en interminable parachèvement d’arc
      il va
      en image ameutée des affinités violies

      3

      Cimetière rouge
       
      ici le penser ne s’égaille plus
      ici les meurtrissures
      reçoivent leur baume d’aval
      et d’insondable proximité
       
      une rose gironde
      s’ébat à la manière d’un coeur
      si près de la poitrine de pierre
      qu’argente et cuivre et dore ce prénom
       
      la quintessence des soupirs fait ondoyer les grands saules
      pour un horizon ton chandail rouge s’effile
      accroché par les ressauts
      des premières étoiles

      4

      Loup ange

      Montait de son aversion une aptitude
      à souffler l’hyacinthe et le safran
      qui fenêtraient le castel

      mais d’un pas si duveteux
      la créature bimeurtrie en fit le tour
      envieuse des dyades possédées par le bal

      À la lueur du regard d’aventurine
      jailli par intervalles
      réunissant les foyers en l’angle du carreau
      bien des cavalières rompirent leurs accolements

      Des corolles glacées fouaillent son éperduement

      irrépressible le vouloir de miniaturiser
      jusqu’à ce lanterneau qui s’emboue

      et le cordonnet ignescent de l’horizon
      où ardent les pestilences aliformes
      avec l’immatérialité du message mêlées

      au bord du bassin
      dont l’interroge le murmure liquide
      elle confie son insolite organisme
      d’expectation et d’accoisement

      Le suède égal du pas précise la rencontre

      Leurs mutités taillent le charivari
      pouls d’hypogée avitaillant la quintessence

      Celle qui sera venue
      se redresse délieuse
      et présente son loup à l’ange
      qui ne remet pas l’allomorphie de son affliction

      Ce princial copeau de planète
      veloute un silence inconnu

      les étoiles effondrent la durée

      des mots s’y sont parachevés
      avec l’empire de feindre la beauté intrépide
      et de férocer la vitalité du renvoi

      L’axiomatique gré qui bat aux entrailles
      arrache les hommes l’un après l’autre

      Sur ses intermittences de lustre où va croissant un démon
      l’instinct de prévaloir déchaîne ses cognures

      Du sfumato pers
      le lancinement se ramifie

      acharnée sa diadramance du jardin
      résolue à reprendre au triste

      or quelle disparition recompose effluves comme allées !

      Orphelin de rose et d’orangé
      puisque la lumière a appris la sépulture
      le sentiment d’aube ajoure les extrêmes

      son accord des franchissements poudroie

      La faim dépure la quête

      par les lymphes exténuées l’appel sopranise

      Gésir
      jusqu’aux mains stellaires
      à même les atlantes gamopétales
      jusqu’à la rémission des solitudes

      et le papillon
      transfixe la diaphanéité des joues
      qui simulacrèrent la pression

      quelque rai exauce un vol nué

      Un peu de feutre mystique où

      glisser l’approche

      puiser les minuties d’altrosumer

      si le velours a su masquer la figure putride
      il libère l’irradiance du deuil

      L’étreinte
      d’entre les appétences humides
      a relevé

      Qui danse métis une telle confirmation
      acquiert au vaste l’anacrouse

      et sur le lissé de l’étoffe nocturne
      mime
      l’essor au sein de grands crayonnés d’ailes adamantines

      5

      Instant d’église

      les spirales de mélanairain
      ont enjoint à la grille les récurrences
      avec leur dernière révolution
      délinéeuse de tarasque

      elles se lovent autour des ors chétifs
      des simulacres albescents
      des platines tremblés de l’orient pariétal

      et pour obliquer une croix
      ce ru d’ombres qui les corolle

      l’eidétique arrière-fond
      filtre les prémices d’un pianoforte

      de l’alme nocturne des sopranes moniales
      s’étoilent les voussures

      6

      Les heures limbiques

      _La déréliction de rubis_

      Sang fissile
      ses lamellivagances

      les fétus tourbillonnent
      la feinte rapatrie ses ors

      l’effarouchement
      sera blanchi par le vol

      il reste au corps
      ce mouvement
      qui suranne les directions
      et va

      espaçant les aubiers désunis

      _Presque mars_

      trémulements
      et fugitivités des ombres
      dans le jonquille et le brique
      des rideaux qui flambent en vouloir de fuseaux

      ce sentiment
      de passement sûr
      et de destination
      qui inverse les frimas de la systole

      Elles ont convergé vers un félin
      dont le sommeil encre les désirs du jardin

      _Brûlions_

      Radieuses de papillons les aventureuses
      chuchotaient leurs confidences
      afin d’attester le foyer commun
      à la robe et à l’aile

      un souffle
      relayant leur soupir éclaireur
      les approcherait de l’envol

      déjà leur complexion
      restituait ses sommes aux humus

      … Précédant d’un instant de déploration celui-là
      qui a proscrit la rupture
      la mère est devenue feu

      et s’il advient encor
      à l’enfant appréhensive
      de toucher par un levant aux ares du pré

      continûment l’enceint cet incendie
      qui nue d’escarbilles la reverdie

      et porte à la consomption
      le secret atelier des soieries printanières

      _Extraction_

      La transformation vaste de la gare
      est suspendue

      la fixité du machinosaure
      domine l’amoncellement

      d’une stridence recroît
      la rubrique du train
      décroît d’un crissement

      noir soudain
      au bord de la béance
      un glissement
      va félinant les prémices du soir de gaze

      avec les minéraux qui ambrent son regard

      _L’heure limbique_

      des étages acérins
      treillissent le chantier 
      la convoitise du mouvement se calfeutre 
      dans une éclosion de bâtisse 

      en caillou myriadaire 
      pyramide la mélancolie des jardins

      une récurrence de poussière d’eau
      inachève la lumière cycnéenne

      ambulatoire arcure 
      un corps emmantelé
      rescape le bleu marine 
      où vague un lactescent bouquet

      7

      Amourer

      Ce soir-là
      Angélique ne rentrait pas

      Après une portion de nuit accordée à l’attente, il apprécia de plus en plus l’énigme qui sourdait de l’accoutumance inespérément frangible

      Les jours qui s’écoulaient changèrent l’épouse en disparue et les hypothèses échancrées et les élucidations écliptiques désennuyèrent un peu son oisiveté

      L’écriture d’un livre commença à l’occuper, que la suspecte entraperçue silhouetterait inlassablement

      Prié de se rendre à la morgue il nia psalmodique au dévoilement de la dépouille les évidences du cardigan encore presque turquoise et de l’anneau presque noceux encore

      tandis qu’à un autre roman
      à un autre style
      l’invitait peut-être
      la lividité fantastique de la noyade

      8

      Route d’Alle

      dans sa recrudescence ce dardement bleu 
      où robinsonnent les lettres lucides

      le dolent point de mire assermente l’itinéraire 

      l’épanchement thésaurise la distance 

      des fruits d’ailes 
      inversement se détachent
      et leur récolte-nielle ira pulvérisant la station 

      des soupirs du ponant 
      la crueur apprend à exhaler sa lumière 

      la paille la réunit en son fétu 
      que parmi la caillasse 
      à l’orée du renoncement 
      emprunte et allonge cette allure élytrale

      9

      Deux femmes et deux hommes

      Sur la jointure délinéée d’une terre et d’un ciel
      ce que pèse le mûrissement de l’étoile
      cette ardeur d’épilogue funambule

      et lilialement la main de diligence va déliant
      afin que la nacelle au mouvement soit dédiée

      qu’elle fut l’adolescente surrégleuse du mystère
      en témoigne le diadème
      qu’elle soulève de la porcelaine du front
      et qui délivre la cascatelle de jais

      le ponant s’enamoure
      dans la psyché des fulgurances minérales

      mais dans l’ubiquiste éteignement qui flue
      il goutte

      tandis que le reliquat lapide
      l’insurrection sparsile des berges
      jusqu’à convaincre de cris
      et de cruors les carreaux de rocou

      Cette gracilité d’un corps sonore
      à la charybde du sombre inclinée tellement

      et quel numineux
      sinon cette translation de mes dépures
      pour traduire en lexies
      ce canotage des silences
      entre la créature qui se taisait et la réticence du lémure

      Un rêve d’île amarra l’améthyste sous l’arche

      Ces turpitudes et ces entailles de mêlé-casse
      leur durée a donc un pont de crépuscule
      mais tout en bas
      plus que l’élixir des poumons prestidigitatrice
      une scintillation qui va muant la chute en agenouillement

      sur la chance de la paume
      les nuances violines énumèrent les anges effus

      l’orfèvre-joaillier qu’elle missionna
      la regarde être ravie
      de venelle en galerie
      précieuse et cycnéenne glisser

      à chacun des passements
      de plus en plus ovés
      qui la tiennent désormais pour affine
      la ville retrempe l’escamotage

      au sein de la transparence
      danseuse de confin
      à la façon d’un lance-pierre
      la prometteresse fait tournoyer la chaîne

      Un tyranneau bleu dérivait sur le fleuve écarquillé
      une lampée lie-de-vin
      était sertie dans sa glabelle
      imprécisée toujours
      par les mirances aurorales de la palinodie

      10

      Au mur, derrière les moroses
      un triangle de lumière
      avec un triangle d’ombre
      la diagonale qui les joint
      élime mes acquis
      mes discours, mes canons
      mes succulences convaincues
      et la peur qui saille
      des nettetés d’encre ou de linge

      11

      Ces quelques mots en manière d’avertissement…

      « Tout le monde doit mourir un jour, et n’est-il pas plus beau de vivre brièvement, avec honneur et courage, que d’avoir une vie longue dans des conditions honteuses ? » écrit, le 28 avril 1945, Maria Magdalena Goebbels, avant d’empoisonner au cyanure ses six enfants, puis de se donner la mort, avec son mari Joseph Goebbels, Ministre de l’Éducation du peuple et de la Propagande de l’Allemagne hitlérienne entre 1933 et 1945.

      Il va de soi que consacrer à cet être qui a fait partie de l’humanité, ce poème de onze hendécasyllabes, ne signifie ni adhérer à l’idéologie de la fanatique, ni cautionner le geste démesurément, ‘sublimement’ dirait Marguerite Duras, tragique de celle qui fut aussi une mère.

      Madame Goebbels

      Ce sixième soupir redressant la mère,

      Dans le cyan mordoré de la casemate,
      Elle appuie un long baiser sur chaque enfant
      Dont le prénom s’entend comme un aromate.

      Puis, qu’ils s’essorent de l’empire qui tombe,
      Aux six elfes qu’elle a revêtus de blanc
      Elle chante le lied qui feutre la bombe.

      Du battement elle fait une altitude
      Où peigner leurs cheveux d’or infiniment
      En passant les poisons de la turpitude,

      Pour s’étranger de l’après l’unit au père

      12

      Et lui offrir un luisel

      Se proposant d’onder la relique des symphonies
      le vol tréfila l’air désencombré

      en note noire
      de manière que l’obstacle vaste fût effleuré
      il solfierait l’embryon

      rais d’un est cloisonné
      des portées eurent jailli

      travesti la coda
      pour jumelle vraie de l’anacrouse

      La concorde des angles mitoyens
      esquissait le négatif étreint par sa lyre

      de l’entier de son hoirie susurreuse
      le ponceau chantourné des règles
      revint diagonaler à travers les prestidigitations des voilages

      Après que toute l’impéritie fut exprimée
      dans le point de langueur
      qui sourdait au comble du horion
      l’évanescence de la trace épigrapha l’imagier

      Allumé le safran
      saumonée la cascatelle du linge
      qui a diaphanéisé le suspens de son hygrophore léopard

      par-delà les poignes transformantes de l’hybris
      les agnosies du métal
      les quant-à-soi de la céramique
      se proclament au parsemis des réfléchissements

      Affûteresse des phalanges
      la dépouille vole-affirme la descente
      anthologue des lenteurs
      en deçà des équidistances
      que pertuise et obombre un congé

      or d’emblée pour fortifiement de l’essor
      le jaillir tout à sa formule d’eau
      puis outre l’incurie du tourbillon
      par degrés une sveltesse diaulescente
      jusques à ravir cet alifère écho
      luiselant l’insaisi de sa clouure astrale

      13

      La moissonneresse

      d’entre les fuligines moindries
      rayon d’éteule

      limbes tétragonaux

      effleuré l’abat-jour albescent
      l’oblique de leur coulé
      pendant que la prémisse du mur
      portée par un arrière procrastine

      à considérer le chevet déjà
      ils manifestent un lambeau de rose
      accueillant comme un moïse
      la lexie abandonnée
      au plus sélénien de la nuit qui carrelle

      leur mue aprilovalente
      filme la triade d’une défoliée
      dont les nervures ramifient
      des foudres à travers les mordorés

      leur faucille d’ignescence trémule 
      le long d’une inflorescence inconnue à l’eau
      juchoir pour la découpe d’un oiseau hématoïde
      à l’orée de l’abîme
      autant que de son premier trille

      leur geste de besogne se noie
      dans leur ondoyant titane
      afin que chuchoteuse la dédorure d’un plein chagrin
      syllabe le spicilège des pains

      en presque sar désormais
      foyer d’aglaophème et de pisinoé
      de parthénope et de leucosie
      ils élongent leur épousement jusqu’à l’angle
      qu’ils douent de fléchage
      et qu’ils approchent du dardement de la proue

      et si quelque temps plus grave trouve à les brésiller
      l’évanouissement par degrés de leurs grains
      n’est point s’éteindre

      affins de mes yeux ouverts
      que l’intermission de la facture onirique
      n’affide point au truisme corporel

      la lymphe
      toute la lymphe a fui

      une entrebâillure en manière de style
      dimidie le bleu silhouette des voilages

      les plis fuselés et les croix
      ont figé la sveltesse
      l’élégance d’une chorégraphie dévouée
      à la recherche de la prosternation fusionnelle

      pour châsses
      deux hautes horizontalités pyramidales
      d’ombre et de tigrures
      enchargent le sang
      tout le sang
      dont s’étrange la phoenicophanie
      avec la rubacelle rêveuse de ru qui s’enfeuille

      et l’adolescence du matin ira les scellant
      de lattis ocellés
      et d’air tout cheminant
      de ce qui poudroie
      et s’irise 

      Ensemble

      Il y aurait leurs mains claires
      parmi l’aube prime
      il y aurait leur influx commun
      de l’assentiment à l’accolade

      Leurs deux écritures se sont liées sur un papier en fleurs
      qu’elles abandonnent au sud injonctif du séjour
      un corridor comme infranchi les glisse si légères
      la fusion de leurs fois a éthéré la chair

      Il n’a paru aucun prodrome qui va voilant un dessein d’or
      nul bourreau classique n’aura aiguisé leur acte
      mais, follets opalins si fugacement femmes, traverser
      une dernière fois l’automate multiple des villes
      le face-à-face des crocs de vitre où boulevarde l’ogre marchand

      La lettre lucide et confinée thésaurise tous les mots
      et sur la falaise la mère et la fille se considèrent
      dans leurs vêtures désaliénées que moire une lumière d’aïeule
      et du germe de sourire procède leur jetée

      Couleur du soir sur la mer
      il y aurait un oiseau
      il y aurait un essor
      de la houle à l’étoile

      Diptyque de Leukaima

      _dédié aux leucémiques_

      I

      Leukaima

      rebelle à la stance carnée
      à l’encyclorubine à ses haleurs somnifères
      luire a transmué la falibourde des sémacèles
      en cet iris se paradisant de son hiatus

      le testament caroliné par la défiance
      emmantelle la rotation de la vitrine saoule

      poudroyée
      une brusquerie va mélodiant

      photons hématies quintolets
      que la ravine soudaine ne discerne
      où désormais baller prévaut contre la chute

      au déferlé des draps de morbidesse
      Leukaima fraye dans l’arithmodulie
      ce rameau tout absence

      les frontons protestent de superstition
      leur trismégiste pierre
      il leur fulgore les causaux regards
      et avérément bâtisseur l’organe pluriel relaie

      le découpoir des volutes égaille enfin
      l’huis des navrances coïncidées

      et l’hôpital aura pour naufrage
      la désinvolture du flamboi
      qui va myriodérivant sur l’adagio
      auquel s’est affidée cette corporifiable systole

      II

      Leukaima s’embarquant à bord du Transmue-âmes

      enfin cette justesse de feuilles et d’humus où s’étendre
      où rentraire au respire scient l’hamadryade qui soupire
      éployant le déliement de jais des cheveux
      et l’incarnadin des paumes sibyllines

      comme il a compris tout le retour
      se prolonge à travers la complexion
      le bris de la ramescence
      qui est advenu sous la dernière richesse du pas

      une bête faramine s’atomise
      afin qu’aoûte l’énergie autochtone

      le léger tremblé de l’étang
      dilection des miroirs
      elle recompose le récipient de ses conjointes mains
      pour puiser la fraîcheur d’un plasma
      de cime et de ciel
      de vaticination de rose
      et d’orange pastel

      et d’envol

      elle contemple cette liliale envergure
      que la trajectoire va illuminant

      depuis la libellule sertisseuse
      du marbre funéral et de la plante d’eau
      de la première rencontre parmi la xanthiosite clairant un espace conventionné
      avoir ainsi persévéré à s’ailer
      apparente à la nova des symbioses

      avant que celle-là ne s’occidente dans les fugitivités de la rubrique
      revenue masquer l’élan
      elle a clos ses paupières

      c’est en artisan de patience qu’y affleure le soir
      aux fins de réapprendre la sombreur
      pommelée de la fractale de l’oiseau

      Tradescantia

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    • Auteur
      Réponses
      • #3378648
        Mascotte d'Oasis
        Avatar photoislander
        Membre Oasis
          • Sujet: 8962
          • Réponses: 96824

          étonnant et enrichissant, vous réinventez les mots, c’est un régal à lire et relire pour immersion dans un imaginaire fort « troublant » ??? (ce n’est peut être pas le mot exact) j’admire, merci, tout ce que j’écris devant vos textes ne peut se lire qu’entre guillemets tant je ne suis pas à la hauteur de commenter, étonnant vraiment mais superbe, ouaaaahhhhh

          yann

        • #3378694
          Administratrice
          Avatar photoSybilla
          Maître des clés
            • Sujet: 17854
            • Réponses: 198274

            Bonjour Tradescantia,

            J’admire ta superbe plume et tes poésies où l’on ressent ton infinie culture très approfondie !

            Tout simplement magnifique !

            Belle journée cher ami poète!
            Toutes mes amitiés
            Sybilla

            Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
          • #3378782
            Plume d'or
            ★★★★☆☆
            Avatar photoTradescantia
            Membre Oasis
              • Sujet: 480
              • Réponses: 1116

              Bonjour,

              Cette Terre parmi ces myriades d’autres Terres, mais cette Terre où nous aurons ressenti, où nous aurons pleuré, où nous aurons ri, cette Terre de merveilles, de drames, de comédies, de douleurs, de vaillances, de renoncements, de convalescences, de persévérances, de joies, de prosaïsmes, de poésie, cette Terre-là, notre Terre file au coeur des infinis d’un mouvement misterioso vivace…

              Gratitude à vous, compagnes et compagnons de voyage…

              La journée vous soit ce suave don du mystère au vivant ! …

              Tradescantia

            • #3378794
              Mascotte d'Oasis
              Avatar photoNoireLune
              Membre Oasis
                • Sujet: 1482
                • Réponses: 52493



                Bonjour à vous…Tradescantia
                Curieux effet de synchronicité
                Je viens juste de commenter un texte en parlant des Baskerville
                vous lire est formidable…

                Très amicalement…


                La Po?sie ?a sert ? faire du bien...
                ?a d?noue le n?gatif...
                et ?a devrait ?tre rembours? par la s?curit? sociale...
              • #3383346
                Plume de diamant
                ★★★★★★
                Avatar photocyrael
                Membre Oasis
                  • Sujet: 14564
                  • Réponses: 136019

                  Quand , la plume encre la page,
                  le Verbe aime à s’exprimer, ce sont des proses fort belles
                  que le lecteur pourra à son aise, trier.. afin de lire, ce qui lui semble intéressant

                  je vais essayer de lire quelques extraits

                  je vous souhaite un bon w end
                  bravo pour ces beaux partages, merci à vous

                  l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
                • #3383347
                  Mascotte d'Oasis
                  Avatar photoAina
                  Membre Oasis
                    • Sujet: 1179
                    • Réponses: 4049

                    Bonsoir à vous,

                    Troublants poèmes que je me garderai bien de commenter tellement les mots dansaient en tous sens

                    que je n’arrivais pas à les rattraper … J’en suis essoufflée. ( Sourire).

                    Veuillez excuser mon incapacité de compréhension.

                    Les mots sont parfois comme des oiseaux fous, jusqu’à ce qu’il trouvent le calme et la voie douce d’une branche musique où se poser.

                    Merci pour ce partage.

                    Il me semble, d’écriture, vous avoir déjà lu ici ?

                    Aïna.

                  • #3383779
                    Plume d'or
                    ★★★★☆☆
                    Avatar photoTradescantia
                    Membre Oasis
                      • Sujet: 480
                      • Réponses: 1116

                      Bonjour Aina, Cyrael, NoireLune,

                      Veuillez pardonner la discourtoisie de ce long oubli…

                      Je suis reconnaissant à l’égard du temps que vous avez consacré à vos lectures et aux mises en mots de vos ressentis…

                      La journée imminente vous soit quelque peu, comme y invite Arthur lui-même, l’un de ces longs, immenses, et raisonnés dérèglements de tous les sens, si propres, si propices à la la vision poétique ! …

                      Tradescantia

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