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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Dédié à Mademoiselle LIN
Transfusion florale
le long de la voie du retour
dans le débord d’un clos
deux bris furtifs
et netspour un bouquet de lilas et de fleurs de pommier
sur le ru son effeuillement batelle la vacance
de jeunes chanfreins l’ourlant
dardent des regards
tantôt d’éperonnements
tantôt de passagersla sublime arabesque d’un papillon lilial
effleurant ses cheveux de jais
lui fait accroire
qu’une corolle se sera défaite
à la faveur d’un essorune chambre s’offre encore
à modérer le battement porcelaniqueaux prémices de la vêprée
l’eau instante
monte dans les transparences du vasecet angle
du chevet qui l’appose
sur son beige clair et flammé
se transmue en parfumsa trajectoire
suppléant tout vaisseau
et la songerie moiteuse des jardins
à travers les chairs
qui ont désappris de s’endolorirAprès la pluie
surmontant la dalle
de l’enfant
disparue il y a plus d’un siècle
la pierre d’un ange
diamantine à travers son noircir
échappe une larmeSublime
un printemps qui sourd
donné tout le long des lisières
mon errance heuristiqueleurs portiques mutuellement se pénétrant
or que des surenchères de nymphes coupenten une plume impeccable
se résolvent mes passon affinité de tourmentin déjà
d’entre mes pulpes accastilléespour bathyal que soit le ruiniste
dont la confiance fée
dispose des colonnes halitueuses
l’épiphanie du phénix
transfixe l’encadrurealors par son état de lame traversé
fissile le zéphyr se dissémined’un angle d’abondance
la poudre soufrée
épouse deux feuillets
et va les douant d’ailesaux confins des cimes
le vol accouche d’une seconde iriséecalcinations danseresses
symbiotiques cendres
à même les nitescences
de la vasteté d’éméraldine
les voilà morts aux auvoires
et de l’altitude et de la distancesi mon cristallin s’est avrilé en mon pleur
c’est qu’avec son relais les a confondus l’éclatLa bête faramine
Cette fugitivité des losanges à travers la hurlée du grenat
leurs collisions par intermittences rhomboédriques
où chaque fois son pourchas paraît enclos
mais dont le dissentiment des angles sitôt tournillant
intaille les arabesques de ses abattures dans l’escarboucle
Kaléidoscope foliacé
foudrer le mordoré
pour le pluriel d’un laitses rus ourdissent la ramescence
douant l’oeil de mûrissagedéjà au prétérit
l’entière épiphanie du poissonle parsemis des verts
les chutes des défigurements brunss’emparant du limbe
toute une oscillation
entre le précipice et le fruitierIvresse
parmi les tombes
je me reposais
de mon voyage perpétuelun chant d’oiseau coulait
emplissant les crânes
comme des coupes d’agapesCe que devint le trésor de la promeneuse
éclat de minéral
qui soupire après le rhombe
nivéale grève
pour l’ouvreuse d’inconnula contemplation inabordée
incueillie des offices
le seul viatique
qu’embaluchonne ma pénétrance essentiellele quadrangle de papier rose
qu’on affectait au vers trouvé
devient le premier are diaphaneet l’ostracum rouge-brique
le brasillement où graver
la callisémie cicatricielle du premier rêveVoir
deux ajours
parmi les nervures
de la feuille sèche
depuis longtempscomposent un regard
posé sur l’imminence
du printempsLa récolte onirique
valétudinaire baladeresse
des vergers d’albescence
d’entre leurs ruines
elle a cueilli trois segmentsson allure de fagotière qui brasille
fraye la venelle assuméeleur dynamie
leur coalition de triangle
enceint le miroiraprès le bain
meurtrier du délai divis
en l’acuité du tableau halitueux
une lettrine
suggère la pénétrance de jaisà suspendre des baies de brillance
la stillation
affruite la baseNaissance du feu
Il avait senti sous le remenant
de chair et de vaisseaux
le crâne s’élancer
et heurter la pierre
si claireet chaque fleur blanche
du chemin
jaillir comme autant d’étincellesNitescence sylvestre
Petite chandelle
toi qui m’accompagnes pour viatique
depuis les prémices de mon erranceminime flamme
de l’espérancetu as eu l’air de t’éteindre
mais tu participes de ce jour
qui se lèveet la fumée
naissant de ta mèche
encore incandescentefait obliquer son poudroiement
et l’épanche en volutes
à travers les raméesAu cimetière devant ta tombe
après la cueillaison
un peu
de mon souffle encorepour disséminer le globe d’aigrettes
l’une d’elles
se pose
puis s’incline légèrement
sur un pétale parmeles heures
sont leur colloque silencié
dans le friselis d’un zéphyrlorsqu’un réfléchissement d’ailes
vient iriser l’oblique
tous trois tombent d’accord
en faveur de ce charme
qu’autorise la mimêsis des stérilitésImmarcescence
chaque jour
la jeune fille
m’offre ce même bouquet
de fleurs parme
sur sa table funéraleSoulagement
la source de la musique
sur son coteau de transparencele soufre
se mue en flammeson arabesque tranquille parmi les corolles jaune d’or
après qu’elle se fut communiquée
à la mèche
son voilier décroît
jusqu’à l’évanouissante baie de safranet la coupelle rougeoie
au-dessus du minéral incarnadinentre les nerfs du florilège
dore le sème des songesquelques minutes se coalisent
pour écouter l’angoisse
qui va fredonnant
du fond des moellesLe tableau vivant
faisceau pluriel
suavement baigné
en un zéphyrinfatigable peintre
d’envols albailés
au-dessus de l’étangL’excarnation cardinale
traduite
en cette prodigalité collinaire
une présomption d’aubedes angles dyadiques
étagent
le fauve
le violacé
le métallescent
la roseurparmi l’isatis des rideaux
des ombres se sont évaguéesau long du sceptre de transparence
afin qu’ils soient divis
sinue l’épiphanie d’une ramescencela prouesse d’un sang
désensable les cristallinsde sommet en sommet
anabase du démasquement
leur apogée germine la diffractionà sombrer dans la phase
qui saumone la taie
le poids d’un crâne
offre à la flanelleleur atermoiement
Immaculation
ce clocher d’une telle
intensité de craie
que l’heure
n’en finit plus
d’y désapprendre son encre durePhalaenoïde
à travers le vase soulagé
de ses dépérissements longs
transparaît s’éployant sur son verre
la diaphane siccité d’une corollel’aqueux reliquat
insensiblement qui brunoie
touche à l’une des ailes
la froisse endiguant l’envolclos et prés
musardises de mai
qui gémellent l’éternité
se résolvent en ma lilasse maraudeet dans l’eau jouvencelle
jusqu’à confondre débordante
brillants et larmes
la noyade claire a phasé un parfumMai sonore
parmi les arceaux et les obliques
du vert au pluriel
un filet
que le diaphane épétalé
avec un parsemis de grains d’eau s’irisant
infèreafin que l’enserrement soit lacunier
des friselis d’ombres
soumettent des prémices de soyeuseet les dominant
ces sentinelles-ors
que tocsinnent des corollesImagines novae
Corolle
Par un affût fée qui parodia l’étêtement
étrangée de l’angoisse du bouquet
son posage rose le brilloir angulaire
et comme le giroiement infère la flexion de l’ignescence
l’infime se diadémant d’irisage immine l’envolIncandescence
Après le murmure des vocables que portait l’abraxas
le silence fut doué de la vertu du feu
émeraudant verre et voile un incendie
se peupla d’anabases rhombiques et d’escarbilles de ciel
pendant que l’oiseau du vêpre en foudrait la codaDésir
Son errance sylvestre à travers le crépuscule
jusqu’à ce que l’exinanition l’étende
horizontale frêle s’absorbant parmi le principe des verticales
le zéphyr pour l’exaucer se mêle à son soupir et qu’il décarence l’étoile
appelée par un tressaillement de luni-corolle tout contre sa tempeEssor
une joie céleste
avait éployé les secondes de ma vieun chant d’oiseau
les irriguait profusémentOuvrir
éclat conique
parmi la roseur de l’huis
son voyage diagonal va l’appointissantdes traits d’ombre
croisent leurs épaisseurs variées
et enceignent en des quadrangles labiles
des prononciations faibles de lueurstoute l’obliquité de leur cortège
esquisse l’empêchementmais de l’infructuosité de la navaja
s’infère la pénétranceun feu est bouté
au rouge cerise de la serrurel’axiome mural a capitulé
les pupilles argonautiques de l’éveil
s’abandonnent aux métamorphoses
du levain des effusionsInstantanéité
ce soudain brin d’or
un oiseau déjà
va le mêlant
à l’ennuagement qui croîtLa beauté des chanfreins
ses cheveux de jais se dénouent
au long du ruisseau
et de ses mille transparenceselle chercherait encore le minéral profond
qui eût miré ses traits
angeliciels ou sommeillantsla dynamie de l’eau s’accroît
et sous le pont
ce bouillonnement qui vacarmela rocaille du chemin
n’a pas de cesse que ne soit brisée
sa synergie divergenteet le courant qu’elle mélancolise
change son émaciement
contre son irradiancedéjà s’allument en les pâtures
le calme des bais contemplatifs
la beauté des chanfreinsTradescantia
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