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Poème partagé par Jacou – création poétique en ligne
La nue dévoile l’astre en l’édredon lové
Il sourit gris il est pacha dans son enceinte
Ciel miroitant fleuve y nage un soleil ové
En rose sur sa tige une âme qui est sainte–
Est femme à la pluie diluvienne qui ne trompe
Et tu l’aimas avec la monnaie de ses sicles (1)
Elle n’est née démone à chasser d’une trompe (2)
Parmi ce peuple ami dont Yahvé fait les cycles–
De la vie qui s’adonne et puis meurt et tout pleure
D’être jugé un jour transfuge à sa lueur
Si de pensées neuves elle prie louant d’airs–
Déborah chante abeille éclairée par les flammes (3)
Prophétesse au cantique où des nus vêtus d’âmes
Ont ces amours mourants des mondes légendaires*-*
*-*
Notes :
(1)
Monnaies antiques des Hébreux, shekels actuels des Israéliens.(2)
Au 6ème Livre de la Bible (Pentateuque), le prophète Josué reçoit mission de l’Éternel, Yahvé, le Dieu des Hébreux, de faire écrouler à l’aide de trompettes (le « shofar » des hébreux) la forteresse cananéenne de Jéricho ceinte de murs.(3)
Après la mort de Josué (cf note 2), Yahvé suscite des Juges (Juges dans la Bible), dont une femme qui est l’unique femme à juger, également prophétesse et meneuse d’hommes en guerre, et elle est femme de Lappidoth dont le nom hébreu signifie « torche », quand Déborah signifie « abeille » , et elle poursuit ainsi la lutte contre les Cananéens (Juges 4,5).L?aube a beaut?s des bois, d?tonne en aub?pines
Murmure amour ? ces murets ombrant des m?res
Cent soleils piquetant des instants les ?pines
De la rose ? l?abeille aux rayons des couluresEt tonne en souvenirs portant effets de moires ...
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