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Poème partagé par JRARTISTE – création poétique en ligne
Le bien du mal.
Pourquoi être désolé ? Pourquoi ? Quelle fut cette raison pour laquelle vous m’aimez ? Alors que je me présentai à vous tel un être détestable, meurtrier fini. Violant toute loi. Portant mon regard sur les femmes. De l’enfer et des flammes. Brûlantes jusqu’à en perdre l’âme que je ne puisse tenir ma haine du bout de mes doigts fumants.
Détruire le peu de bonté ou de miséricorde s’offrant à l’enfant que j’ai tué et que je ne suis plus. Le chat égorgé.? Le chien n’aboie plus !?
C’est un pesant silence qui joue cette mauvaise pièce sans tirade et semblant d’espoir.Pourquoi m’aimes- tu toi la fille ? Serais-je ton amant ou ton fils que tu refuses de perdre ? Ne vois-tu point mes cicatrices et mes blessures éternelles ?
Je ne mérite aucune pitié ni compassion. Ma pauvre mère ! M’aurait t’on pris pour ange ? Un monstre à qui l’on donne une place au paradis ? Un homme trompant la confiance accordée ? Je suis l’arbre qui n’a jamais eu de racines. Perdu dans la forêt. Les branches assèchées tendues vers un ciel d’orage.Mécanique ! Une orange sans jus. Je suis un clown un pion, fou sur l’échiquier livide. Ma seule alternative ne fut que diagonale. suis-je encore censé creuser mon lit ?
Sans testament, délits ou déni de ce qui me définit.Plus rien ne me trouble . D’ailleurs, je n’ai pas à construire quoi que ce soit. Famille bohème bonheur n’eurent jamais existé ou seulement comme miroir de mon authenticité à tout détruire.
Les tiroirs, les réduire à l’état de mirage de faux miracle. Que dire de plus ? D’illusion dilapidée telle une poignée de sable retrouvant sa propre place parmi les dunes du désert.
Le ciel m’accorda quelques pouvoirs, une poignée de dons qui n’ont
fait qu’assoir et empirer cette solitude qui me colle sangsue dessous et que je porte comme un vêtement de marque.J’ai traversé des époques des amis, des foyers. Pourtant heureux quelque part quelque fois quelque chose deux trois roses et « close ». Mais je restais fantôme, en fuite vers le temps et simplement témoin absent de ce qu’inexorablement fut appelé à disparaître.
Alors cessez enfin de me pardonner ! Dès lors la sanction tombée, à l’aube de ma prison mon esprit en serait apaisé voire ainsi même soulagé .
C’est ce monde pourtant qui m’a édifié. Construit avec les pierres gravées de l’histoire de ma naissance à l’événement de mon exécution.
15 /06/2022. 9h05. Cergy.
Jean-Robert Dray.
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