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Poème partagé par Jacou – création poétique en ligne
Cet écrit térébrant transperce la ténèbre
Je ne lis pas sans peur si seule elle s’allie
À ces heures du soir où le ciel est sali
Des horions foudroyants d’un orage funèbreCharon le nautonier annotant chaque obole
Tu suis ce qui s’inscrit dans la suie, dans la cendre
Ton âme à ses dessous, et s’il te faut descendre
Le coup de faux est cet éclair qui te décolleComme Jean-Baptiste d’annoncer qui le suit
Virgile en son verger présente ce qui fuit (1)
La Sibylle tremble quand elle hausse sa voix (2)Mais les jours à venir dans les terribles livres
Les ans forgeurs d’hommes toujours nous en délivrent
Toi, chassant morts par vies tel Orion dans la Voie (3)—
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Notes :
(1) « Les Bucoliques » (4ème églogue) du poète romain Virgile, natif de Mantoue en Italie.
(2) Prophétesse sise à Cumes, ancienne colonie grecque située près de Naples (Neapolis pour les Grecs fondateurs).
(3) Chasseur mythologique (« Les Métamorphoses » du poète romain Ovide), et constellation inscrite dans notre galaxie, la Voie lactée.L?aube a beaut?s des bois, d?tonne en aub?pines
Murmure amour ? ces murets ombrant des m?res
Cent soleils piquetant des instants les ?pines
De la rose ? l?abeille aux rayons des couluresEt tonne en souvenirs portant effets de moires ...
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