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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
après que leur jet de métal eut capturé l’éclat
chacune des clefs s’absorba dans les corollesson corps dardé par le sagittaire éteint
la mélancolieuse nuance de sa robe comme empenne
elle traverse l’épilogue des faubourgs
et par intermittence afin de fustiger l’acquis
un haut-le-coeur empoigne le jais de ses cheveuxle serment déféré de longtemps à la veine exsangue
accorde sa ligne à son évasion funambule
son espièglerie fermant les paupières de l’azur humilie
l’abîme et le hasard tandis que son lucide engouffrement
allume les mille verts du tombeau qu’elle a décidésans ignorance son poème souffle les fruits casuels
malgré le perlant sortilège des aubiers
dans l’eau du ruisseau elle a reconnu
la transparence de son sang qui flue
sur le fantôme minéral d’un coeur sans vaisseaula lame glissée de ses phalanges écloses
carmine la pente légère
puis si mince miroir oblique des occidents
dans une foudre rappelle aux poignets qui se pénombrent
le rose des onctions et l’orangé des baumesavec deux voix liquides un canon parmi la nuit
musique les sources en brume et les deltas illusoiresTradescantia
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