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Poème partagé par sylvianni – création poétique en ligne
On était que des étrangers
Qui se croisaient ici et là
Dans ce temps-là, j’passais mon temps
Les mains dans l’âme à m’défricherToi, t’errais comme un bohème
Sans te soucier du lendemain
Y’avait pas plus grand que tes yeux
Pour me couvrir de doux frissonsC’était comme un chemin sans fin
Qui trottait dans ma p’tite tête
Un sentier sentant le bonheur
Et qui riait de ma frayeurLa tête ailleurs, j’t’ai pas vu venir
T’aventurer dans mes parages
T’aurais pas dû, venir si près,
De mes racines trop ancréesJ’ai pris peur à ma naissance
J’savais pas trop quoi faire de toi
Même pas penser à dénouer
Ce lien de terre qui nous liaitIl m’a fallu bien du courage
Pour plonger dans ma noirceur
Un gros coup d’vent et pis tes yeux
Pour voir l’dedans de ma patrieMaintenant t’es libre de t’en aller
Je vais récolter des bouts de toi
J’me méfie plus des étrangers
Qui vont et viennent dans ma maison[font=Georgia]sylvianni[/font]
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