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Les Dés mallarméens

  • Ce sujet contient 6 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoTradescantia, le 14-07-2022 01:31.
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    Sujet
  • #2694523
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photoTradescantia
    Membre Oasis
      • Sujet: 480
      • Réponses: 1116

      Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne

      I

      suggestions_

      la silhouette
      au coeur du trigone qui condamne le passage
      on lui a tranché la tête

      effleurant mon pas de contrevenant
      maintes feuilles contrefont
      le marron des chérubins putrescibles
      où proémine le chef funèbre
      un trou érupte
      la pelletée phéophore réitère

      de décidence en décidence
      une minute d’air nomade vient dérebuter un papier
      sur la candidature duquel
      une encre violine image la résurgence d’un thrène

      II

      l’apparu_

      soudaineté duale

      ces rubicelles lycofrages
      d’un regard qui

      trans-
      fixe l’orée

      nattée de secret
      et d’album

      d’onirifié
      et de réel

      III

      vivification_

      incluse dans la fenêtre
      une bête noire rayonne

      et la divise
      une verticale fauve
      que lisère du blanc cassé

      elle amorce le bondir
      et sa langue qu’elle tire
      ovalise l’andrinople et la crueur

      chacun des sabots gorgé
      des imminences des chocs
      afin que les transparences quadrétoilent

      IV

      de la lampe à la lampe_

      l’abat-jour matutinal
      avec sa lumière safran
      coule

      devient un ruisseau

      tout le jour
      je marche sous la pluie battante

      jusqu’à ce grand lac
      qu’allument les feuilles d’automne

      V

      cacochyme_

      elle glissait lentement
      à travers la pause des souffles
      après que les faîtes
      eurent effeuillé longuement

      elle n’éprouvait plus la faim
      enfantine des ronces

      abandonnant ses émaciements
      au parsemis de la chute polychrome
      qui allumait les arantèles verrières

      un essor comme bris fit ce papillon
      des ignescences niellées de poudrin

      VI

      bestiaire sylvestre_

      parmi le silence
      bruissé d’orle

      du cri
      poignit la lettrine

      et la ramure en jaillit
      actinies treillissant vers le ciel

      tandis qu’entre les libers verticaux
      une silhouette de cryptide
      sertissait son instant
      dans l’ardente répercussion du vert pluriel

      VII

      église artérielle_

      bordeaux radial
      tout au bout de la nef
      un coeur dépeint

      les systoles verrières
      vêtent de rutilances tuniquées
      l’angoisse et la bienveillance
      le numineux vulnéraire
      et le demi-secret d’un ange

      VIII

      sentiment de sinople_

      puissamment sur ma halte
      le vent souffle et
      sait les voeux de trouées
      où la traverser

      en émotions
      il mue les faîtes
      et l’érinye se délite
      avec la plus fugace

      au scintillé de l’alumelle
      le sang échéant
      allume ses nouveaux vaisseaux
      ses nouvelles issues

      pour gagner les verts et se mêler
      aux ralentis de leur myocarde adoptif

      IX

      nova_

      le beige transitoire
      de la semi-lune
      par-dessus la guipure des faîtes

      le spadassin n’en finit plus
      de distancer le coup
      dans l’imminence des étoiles

      les métaphores attrites fluent

      les prosodies mélancolieuses et orantes gouttèlent

      l’effus va se profilant
      en clair d’évadé

      X

      misère miraculeuse_

      cette voix goujate et piètre incarcère la forme acuminée entre les contrats d’une tache qui avilirait le tapis de la chambre vingt-quatre

      (rire triste et vigoureux)

      or l’heur de la fantaisie a saisi là tout un délinéament ichtyoïde pour s’épanouir

      et le reliquat d’arantèle suspendu au plafond patiente jusqu’à l’aubaine des pêches

      il n’est pas exclu qu’accompli le poisson s’évade par la fenêtre en mansarde parmi la persuasion de pluie marine

      il restera toutefois l’étoile liliale de la taie d’oreiller
      sa nage tranquille en le vêpre onirique
      à côté de mes veules appâts

      tandis qu’en une dernière foudre mince
      s’évanouira le fil

      XI

      sépulturées_

      dans la voirie neigeuse
      qui aura évincé la boue
      pour préluder aux transparences
      les feuilles d’automne
      endormant leurs limbes ignescents
      ont gagné un luisel
      à l’enfance même du cristal

      XII

      transmutation_

      le couchant

      mais essentiellement ce qu’il fait de la chambre
      avec l’instrument de la fenêtre en mansarde
      que j’ai entrebâillée

      instrument
      car il y a imminence musicienne

      et même organe
      car il y a le vivant s’évertuant

      comme il appose le tremblé
      de ses quadrangles mirabelle
      sur les fleurs prasines de la tapisserie si éclose

      un devoir de différence empreint les corolles
      une exigence de cloison fée

      un nectar et son butineur naissent
      de la reluctance du jour qui expire

      XIII

      la dernière proie_

      une sphère de soie
      tissue de bleus et d’ors
      lentement descend
      vers l’appétition du jaguar

      après quelques rebonds
      sur la tacheture frémissante
      elle roule les reliques du rouge
      loin de la griffe pannée

      XIV

      rescousse_

      enluminures des carreaux
      pointillés des réverbères
      serpentements duals des voies

      parsemis du contrebas
      les lueurs de la ville
      à l’orée de la nuit

      vont mosaïquant un phare
      pour guider la cathédrale
      sur la mer de brume

      XV

      les galaxies silenciées_

      ce soir les flambois zéphyriens
      de la forêt haussée au fusain
      brûlent le poème mystique
      transmis à l’encre d’étoile
      sur le rouleau bleu nuit

      dont le souffle du déploiement
      époudre le sépulcre lactescent de l’auteur
      et le fermail de l’almageste princeps

      XVI

      suicidé_

      des heures de vent sont délivrées
      le jaune pâle nervure une voile
      la roseur de son ovale enfle

      sur la main diaphane
      gouttine une rade fraîche

      lorsque les pulpes se desserrent
      une nuance de pouls dernier
      fait papilloter un sillage

      XVII

      le pleur-ciel_

      sur la veilleuse
      de la tombe
      cet ange peint
      les yeux clos

      sous la flamme
      surabonde
      son silo de larmes safran

      XVIII

      sagittaire_

      la brume estompe les arches du pont

      dardées
      les tours dans l’immobile
      les feuilles d’automne adverses à la résurgence des rais
      les flèches de jais pour la cible et l’aile affines

      XIX

      couronnement du surréel_

      une longue suite
      de traits d’ombre
      au bord de l’hectare

      ma main
      sait en faire
      une réunion multicaule

      et mon pas
      sait partir
      à la recherche de ses corolles

      XX

      suicidance_

      de son chandelier
      qu’incèrent les coulures ruinistes
      le tango veuf d’une flamme
      domine le bain
      et son oscillatoire vivant

      cette chair d’orange claire
      qui ouvre
      et élonge les emperlements de son angle

      le miroir qu’embue du safran
      détient un secret
      qui passe le reflet
      de la complexion échappant le coutelas
      à son relèvement d’entre les eaux algides

      XXI

      émancipation _

      à la pointe de chacune des branches de la rose des vents s’exhalait ce cerf-volant même que la main vulnéraire de l’enfant est sur le point d’échapper quand promener ainsi le ciel en laisse va meurtrissant jusqu’aux bleus les météores de son regard

      XXII

      legs périhélie_

      au pétale rose
      j’ai remis
      le demeurant de ma vie

      le vague va scénographiant
      les palindromes de la durée
      à l’acmé diaphane

      XXIII

      arborescence_

      du titre d’une pièce lointaine
      une Égypte onirique m’ennuage

      par ses pulpes généreuses
      un sycomore m’a engourdie
      à son écorce le sommeil m’adosse

      et parmi le succès nocturne
      les palpitations exquises
      qui fleurissent ses ramées
      vont constellant ma scène assoiffée de réplique

      XXIV

      ravissement_

      mes soifs s’étanchaient surtout
      à sa lenteur clarinée de verseuse

      tout autour de la cascatelle de thé
      couleur d’aurore éclosière
      l’immuance en céramique bleue
      des papillons kyrielles

      XXV

      après la giboulée_

      gifle de neige
      donnée à ta pierre tombale

      dans l’ovale dédoré
      le visage fond

      à chacune de tes transparences
      fait escale l’arc-en-ciel

      XXVI

      juillet nué_

      une jaillie
      nielle de son oiseau
      l’azur

      son éploiement nébuleux
      souffle et relustre
      les coquelicots frumenteux

      XXVII

      révélable_

      lentement
      s’ouvre le bordeaux des volets

      le rose diaphane des corolles
      parsème les alentours
      de sa béance feuilletée

      la latence est défiée par une pulsion de coffrets

      et des aigrettes multiplient
      l’oblique volante au-dessus de la route

      mon voeu de délivrance aussi
      s’enhardit à empenner ma péripétie

      XXVIII

      cardiaque_

      prélude à l’automne
      le sinué des feuilles

      et leur diagonale plurielle
      inachevable estompement des fûts

      systoles vermeilles et or
      de brise

      qui approchent du coeur

      XXIX

      la vieille maison_

      les volets de grenat
      sont déclos

      les carreaux
      brûlent de corolles garance

      bûcher des reflets
      et du fantôme qu’ils déguisent

      XXX

      rouge_

      marinier
      de la brise

      un pétale
      fait halte

      un rai
      telle une épingle

      la pierre aussi
      saigne

      XXXI

      extinctions_

      dans la salle d’eau
      la cire ruiniforme
      aura enseveli le chandelier

      en flamme négative
      un papillon point

      s’en détache

      et volète

      jusqu’au safran inégal
      qui lingote la lampe

      longuement prodigue
      de sinuosités
      et de rebonds

      enfin au clair d’orangé
      il se pose en patience de plaie

      XXXII

      voleurs d’éclats_

      les intermittences des nuées
      rallumaient sur l’édifice
      les ors dont les griffons s’étaient demi-vêtus

      de passage en passage tramant une envie
      tumultueusement des freux
      iraient diminuant l’ascendant d’un soleil

      XXXIII

      aux prémices de la fenêtre et de l’abat-jour_

      des émanations de croix
      dans le trouble lamellé
      du safran blême

      un levant est supplicié

      un rhombe lactescent
      trémule d’asyndète
      au mitan des armoires

      orphelin de la clarté

      XXXIV

      au bal céleste_

      un délicat nuage noir glissait
      ses métamorphoses sur les étoiles

      et presque de concert
      nous nous sommes écriés :
      « Regarde, la lune va mettre son loup
      et pourtourner les yeux qu’elle a posés sur nous ! »

      c’est depuis ce nocturne-là
      que je m’évertue à raviver
      ta voix et ton parfum
      avec des poèmes lucides
      qu’un aérien velours masque

      XXXV

      vitrail résurrectif_

      ce rai
      de tous les franchissements
      autour duquel s’étoffe
      ton épiphanie

      XXXVI

      fenêtre de l’embellie_

      rose
      un drap
      cascatelle suspendue

      et la vétuste lanterne
      son rêve
      d’y retremper la lande de ses cires

      XXXVII

      messidor après la guerre_

      tant de sang linceulé
      de nocturnales cyanées

      à déblondir pour jamais
      nos moirures de pain

      XXXVIII

      relèvement d’entre…_

      partout
      dans la maison de Marianne
      des fragments de craie

      multicolore ossuaire sporade

      et l’enfant Louise
      infatigable
      à redessiner

      à rédimer

      à réinventer

      le corps sur le tableau noir

      XXXIX

      sanguine_

      parmi la façade
      que le courre insole
      des dorages léoninent un découpage

      dans le dernier quart des degrés
      qui me dévoient et qu’il domine
      les mines de mes carotides exécutent une proie

      XL

      fraction d’octobre_

      la bruine perlière
      platine l’effeuillement

      sanguines digitées
      et xanthies
      nervurent ce rêve
      de transparence

      où passer la saison de méchoir

      XLI

      aumône_

      mon coeur
      en oripeaux de mendiant
      pour ce rai du levant
      vaisseau pollinique des voilages

      XLII

      réconfort_

      de carreau
      en carreau
      le serpentement
      d’un flocon

      sa morsure de fraîcheur
      dans le sel de mon pleur

      XLIII

      crayonnage d’enfant_

      entre le bonhomme de neige
      et la fillette rose
      un coeur orangé
      qui le dispute à l’arbre
      pour affruiter les nuages

      XLIV

      au cimetière de Zhoushan Xiaosha_

      au travers de mes pensées
      la ravissante libellule

      et l’éclat joignant l’éclat
      m’est soufflée la solution

      XLV

      partages_

      s’élucide et s’irise aujourd’hui le foyer de la force qui me fut donnée au moment où il fallut lever avec ton père et ton frère le poids de ton cercueil blanc

      quand je vois cette libellule inlassablement revenir entre le ciel et ton stûpa infatigablement prenant sa part de mes journées sans trajectoire et sans réponse

      XLVI

      ailes soeurs_

      j’escompte retourner à Zhoushan en oiseau parent de ta cendre et en résurgence surprise de transpercer le fabuleux

      XLVII

      le cryptide hyalin_

      dans l’angle du carreau
      se réfléchit le crépuscule de la chandelle

      un félin mûr
      tombant de l’arbre
      en est pénétré

      au milieu de la cour se figeant
      son regard
      est un oeil bleu cendré et une flambe à l’équerre

      XLVIII

      adoptions_

      aussi je consacrai
      des journées entières
      à parcourir les voiries
      pour recueillir les étoiles foulées

      et dans la modicité
      de ma paume s’incurvant
      ces denses orphelines des altitudes
      savaient étancher leurs soifs

      XLIX

      aube_

      à la pointe de mon bistre insomnieux
      se perce et se dilacère
      le vague fuligineux des masses émergentes

      il en jaillit des corolles hiémales
      qui arquent en roses un ciel
      au-dessus de la cour
      que viennent furtiver des gemmes de félins

      L

      du feu au feu_

      ma tempe effleurée
      par l’oiseau de cendre

      ma pensée fugitive
      déjà évanouie dans le brasier urbain

      LI

      nuance_

      sur un degré
      de l’escalier
      qu’octobre pyrochrome
      illuminait

      par lequel je progressais
      vers le jardin public
      enlyré de l’absolu de l’enfance

      ce morceau de papier

      rouge

      dont la mouillure
      parut récente

       
      il manque
      du cruor
      quelque part
      au plus guerrier des alizarines

      LII

      la jeune passante_

      l’éclaircie
      vole les moroses

      et tout à coup
      dans l’hymne ruisselé de la ville
      sur les barbes lucides
      d’une plume perdue
      ce pas
      gracieux
      et complice
      à en recomposer l’oiseau
      qui préludait au premier ciel

      LIII

      apesanteur_

      tout le rose du jour
      réuni en cet aluminium globulent
      qu’a foulé mon pas

      d’anthracites en automnures
      de mélancolies en réembrasements
      abstrait des directions
      et de leurs contrats

      il s’évertuera à décacher les jardins

      LIV

      séjour_

      j’aime, au bout de tous mes nomadismes, revenir dans ce logis qu’on appelle « la petite chambre », foyer où d’abord convergent toute sorte d’inflexions de voix insaisissables, pour s’éteindre par degrés, et ensuite faire saillir, laisser peser, le fruit du plus nourrissant silence ; la récurrence des oiseaux de couleurs baignant dans la lactescence des voilages, qui ne les dilue cependant pas ; et ceux-là qui sont gorgés de la nuance rouge sang tendent ardemment vers l’incandescence vermeille de la poignée qui claire la promesse du vol et du ciel

      LV

      ravissement_

      il traversait le long clair-obscur de la forêt

      lorsqu’il franchit la lisière
      il s’aperçut que le bouquet
      qu’il avait ourdi de musarderie
      en musardise à travers les champs circonvoisins
      était entièrement effeuillé

      médusé il essaya de revenir sur ses pas

      une brume parme, des linéaments incarnats, des ondes bleu effaré
      allaient métamorphosant et approfondissant le clair-obscur

      il desserra la caducité de son poing
      et tandis que les tiges sans pétales s’échappaient
      aux fins de joindre l’humus

      le sublime lever de sa main fit une étoile éclatante

      LVI

      désir de dérive_

      au faîte empoussiéré de l’étagère

      l’ange
      de toute sa nudité de bronze
      se prélassant

      mire
      l’écaillure et la brisure de son vol
      dans l’outremer du grand vase

      LVII

      prise_

      poussière d’eau
      dans la lumière froment
      de la lampe circulaire

      les fils arachnéens
      scintillent d’absence

      mais les grandes ailes éployées
      que la pulpe ingénue de mon index
      dessine dans la buée des carreaux
      circonscrivent l’azur

      LVIII

      par-delà_

      de toutes leurs couleurs
      les enfants font avec la rue
      de pétillantes sinuosités
      et les perpendiculaires
      les plus abstractrices

      LVIX

      éclat d’éternité_

      et d’un soir
      s’augmente
      l’arcane

      aussi du jardin
      se prononce
      la saillie lumineuse
      du rose

      dard vrai
      dont frissonnent les flancs
      de l’ogresque temps

      LX

      goniokinésie de l’automne fluvial_

      l’angle
      infatigable
      que refait l’oblique sud
      des foisons de feuilles décidues
      avec l’horizontale du courant où elles nordissent

      LXI

      impassible_

      à l’intérieur d’un lanterneau
      au pied de la madone écailleuse
      une bougie brûle
      son semblant d’éternité

      fraction marmoréenne
      où trémule du rose

      parangon du vent qui agite
      le long lé de la mer
      en traversant les cimes
      où sombre ma prière

      LXII

      théâtre_

      myriades de cigognes

      effarouchées
      par mon pas à l’arrêt
      elles s’envolent

      ravissant l’étoffe prasine des prés
      qu’elles tirent sur l’acte azurin

      LXIII

      plaie_

      une feuille
      lance dansante
      écorche
      le vent qui l’emporte

      la venelle
      où je m’engage
      effusion
      de solitude

      LXIV

      de promenade en promenade_

      depuis si long temps de rêverie
      ce ne sont plus
      des branches brisées
      au-dessus de la rivière

      les berges
      pêchent à la ligne
      l’éternité du courant

      LXV

      nuagelet_

      bleu ciel
      et s’il s’approchait de la cruauté
      l’oiseau lilial
      qui se défait indéfiniment
      dans ta vasteté

      et que la cadence palinodique
      reconfirmant la crueur du ponant
      aliène des envergures
      et des hautesses

      LXVI

      impressions d’église_

      de très hautes ouvertures, nutricières des rêves du vitrail, allument les ors qui ceignent, enrubannent ou arment

      la blancheur éclatante des suggestions qui vêtent les hagiosomes consume le succès de la matière

      une mélancolieuse musique sera récurremment discontinuée par cette tousseuse spectrale que je tiendrai pour une moniale lorsqu’elle aura trouvé l’espace et le temps du cimetière de mes fées

      Tradescantia

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    • Auteur
      Réponses
      • #3388518
        Mascotte d'Oasis
        Avatar photoislander
        Membre Oasis
          • Sujet: 8962
          • Réponses: 96824

          voyage dans les cathédrales et les constellations, fascinant, foisonnant, surprenant, hélas le sens m’échappe souvent (problème de culture ?) alors vive le mystère poétique, la découverte des mots, applaudissement pour ces oeuvres poétiques de grand intensité, merci

          yann

        • #3388529
          Mascotte d'Oasis
          Avatar photoAncielo
          Membre Oasis
            • Sujet: 2541
            • Réponses: 20308

            Hum C’est un poème par jour.
            Là le nombre est largement dépassé.
            Il faut respecter ça
            C’est pareil pour tout le monde Tradescantia.

          • #3388534
            Mascotte d'Oasis
            Avatar photodolores
            Membre Oasis
              • Sujet: 5309
              • Réponses: 62920

              Bonjour Tradescantia

              Ancielo à raison c’est beaucoup trop long d’une part et d’autre part c’est un seul poème par jour
              En mettre autant ne pourra être correctement commenter et là je ne le ferais pas car je n’arriverai pas
              à me concentrer pas plus que cela

              Bonne journée

            • #3388594
              Administratrice
              Avatar photoSybilla
              Maître des clés
                • Sujet: 17854
                • Réponses: 198274

                Bonjour Tradescantia,

                J’ai pris le temps de tout lire et de tenter de rentrer dans ton univers poétique original !
                Ce sont de magnifiques poésies d’une très grande profondeur qui remue beaucoup par son intensité de tes émotions à travers ces dès de Mallarmé !

                Cependant, Ancielo et Maria ont raison, c’est très long et il est difficile de se concentrer sur tout le contenu de ton très beau partage !

                Belle journée cher ami poète!
                Toutes mes amitiés
                Sybilla

                Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
              • #3388687
                Modérateur
                Avatar photoyoledelatole4
                  • Sujet: 4281
                  • Réponses: 56545

                  bonjour j’ai lu jusqu’à la fin et comme Yann je n’ai pas tout compris mais il se dessine de très belles et émouvantes images
                  mais Ancielo à raison tout le monde n’ira pas jusqu’au bout

                  la nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
                • #3388707
                  Plume d'or
                  ★★★★☆☆
                  Avatar photoTradescantia
                  Membre Oasis
                    • Sujet: 480
                    • Réponses: 1116

                    Bonjour,

                    La chambre que j’occupe présente une grande fenêtre double. Dans la seconde vitre est découpée, sur toute sa longueur, une bande rectangulaire dont les bords sont taillés obliquement. La lumière qui s’y réfléchit donne naissance à de féeriques irisations : des morceaux d’arc-en-ciel, parfois habités d’ombres trémulantes, frémissantes, voyagent dans toute la chambre… c’est dans l’un d’eux, comme dans une palette, que je trempe mon faisceau pour vous exprimer ma Gratitude, vaillantes lectrices et vaillants lecteurs des soixante-six nuances composant les Dés mallarméens…

                    Oui, ‘le mystère poétique, la découverte des mots’, ‘à petits pas de silence’… Comme je reçois au coeur ces ressentis ! …

                    La journée vous soit une palette de nuances évocatrices ! …

                    Tradescantia

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