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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Les vitraux ne s’allument pas
même lorsque le rose
lorsque l’azur et le safran
les quintessences angélines
lorsque le céladon et le gris de perle
même lorsque les nimbes flavescents
inclineraient à présider
leurs abstractions demeurent des maussaderies qu’on a distraitement coloréesAvec les nuances de mon sang étincelé
avec les enluminures de mes osséines
je voudrais en composer de nouveaux
dans les volumes des mursils raconteraient
la parabole d’une survivance de corail
ils évoqueraient l’évangile carmin
d’un lendemain encore
le psaume amarante
d’une consolation et d’une grâce
indéfiniment sopranesaffranchis des bruines et des opiniâtretés nuagères
leurs reflets parsèmeraient
les dalles les bancs les piliers
la pierre le bois le métal
les angles les arcs les corolles
les tissus les marbres les paraffines
les orgues les passants les statuesils les résoudraient
en une même pellicule versicolore et immatérielleCe seraient des translucidités d’altitude
des vitraux de hautesse
mais profonds jusqu’à l’étoile
et annonçant que la maladie
a des vertus d’irradianceExtrait du Journal poétique de la Jeune leucémique des lisières
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